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Last lights, last words.

31.1.05
Close2phobia

Imparfait

près des rideaux sinusoïdes vous ne pouviez concevoir votre erreur pendulaire. la moquette ces meubles acquiesçaient à vos ferventes paroles les excusant-elles. le tissu peignait des lumières douces un peu futuristes dans les étages le verre la perspective nocturne. vous leur bouffiez le cerveau depuis vos costumes rais je voyais des synopsis derrière. l'ondulation anesthésiante chinait la réalité rassurait vos promesses. comme un prêche les tables derrière attendaient le service juste ponctuées d'amuse-gueules mais les têtes convergeaient vers la source froide/chaude sans essayer de se convaincre c'était fait dans du beurre. vos airs ambiants tranchaient le verre plantés dans les luettes tournées trouées sèches car confinés à l'étage n de votre/notre fiction.
28.1.05
[...]

un flux entre deux flottements
en eaux lasses absconses
n'arrêterait pour le monde
juste le temps d'évaluer
l'origine translatée dans
l'envers des sérénades labiales la
sereine contemplation
depuis des nébuleuses qui
traversent nos aperçus d'ici
27.1.05
Close to phobia

25.1.05
houla il fait noir ici.
quelle drôle de nuit.
Je sais pas comment j'ai atterri là.
Il me semble qu'il y a à peine un instant
je l'embrassais sous les arcades
..
il s'agit peut être d'un jeu
21.1.05
remember : vous acceptez le métamorphe en votre sein.
19.1.05
. Epitaphe ?

penser à mettre un terme
un post scriptum vers
une fuite ou quelque
folie
enfin
presque rien
17.1.05
La vie comme un chute (3)

Et encore une fois, il fallait témoigner - post. Extraire les mots inflammables.

De nos jours, on n'est plus désespéré. On apprend à relativiser avec l'inutile. Le regard de l'autre ne tolère plus le désespoir, il oblige à refouler toute démonstration de ce genre. Alors la nécessité de l'exprimer nous précipite dans des corridors déserts aux murs glabres, des abîmes qu'il nous faut forer à l'intérieur de nous-mêmes. Les quelques mots qui suinteront de ces expériences devront répondre aux exigences de ceux qui nous jugent, les sourds. De ce battement de bras "désespéré" entre des parois inaccessibles naît un autre type d’exigence, remarquable, en matière de création. Il s'agit alors de se cacher derrière les quelques bribes de soi que l'on jette à la face du monde extérieur, de forger des apparences délibérément trompeuses, sauf pour soi-même. Elles sont trompeuses dans le sens où leur lecteur ne dispose vraisemblablement pas des clés nécessaires à leur interprétation. J'en viens à l'essentiel : la poésie contemporaine (du moins telle que je la pratique) est une vaste entreprise de cryptage. Le désespoir (entre autres) est alors encapsulé dans le poëme, derrière ces fameux mots "pesés, détoxiqués" (détoxiqués de ce désespoir préjudiciable justement) que j'avais déjà montré du doigt. Comment le lecteur peut-il alors décrypter cette poésie ? Doit-il seulement tenter de le faire ou bien ingérer les acrobaties verbales telles qu'elles lui sont livrées ?

Il y a là une empathie nécessaire, mais pas forcément réalisable. Entrevoir quelques instants ce qu’une conscience a scellé à jamais, encore faut-il, pour mettre ainsi à nu un poëte, faire au moins le tour de toute sa production artistique ou alors pouvoir juxtaposer son intimité avec ses mots. Je ne peux de toute façon pas garantir que ces clés sont les bonnes. Le témoignage devient un testament et le poëte sa propre tombe.
15.1.05
Ecriture et noïdes

Le « je » (comme le ton) employé dans mes écrits se veut plus poétique que romanesque. L’épuisement du réel est conçu comme un éparpillement de l’entité perceptive au sein d’une réalité que je ne peux décidemment pas accepter comme unique. Si la littérature, extension ou réceptacle du réel, est une somme, alors la mienne est le premier membre de l’égalité qu’implique ce calcul. Là ou est effectivement présent le signe caractéristique de la somme : +.
Le dispersement des noïdes a pour résultat non pas la somme implicite de leurs contributions à un tout fédérateur (auquel cas nous aurions logiquement : somme des noïdes = tout fédérateur), mais un effacement programmé des supports narratifs classiques : temps, lieu, personnages.
Peut-on alors employer le terme d’unité romanesque en toute légitimité ? Ne doit-on pas plutôt voir là une juxtaposition de textes en prose, le cas échéant assujettis à une thématique commune ?
Non.
Le papillonnement des « je » n’est à aucun moment une juxtaposition pure. Il s’agit au contraire d’une scission, doublée d’un recouvrement.
Là où l’erreur d’appréciation est possible, c’est lorsqu'on est forcé de constater que l’entité vers laquelle semblerait converger les noïdes n’est plus appréhendable.
Du moins concrètement appréhendable.
Les « je », devenus comme immatériels, flottent désormais dans leurs bulles-contextes où la consistance spatio-temporelle laisse à désirer. Et au-delà de cette transparence, l’entité-mère ne serait plus caractérisable que par sa soudaine, mais persistante, absence.
Toutefois, vouloir alors considérer les noïdes comme des entités indépendantes reviendrait aussi à commettre une grossière erreur d’appréciation.
Il est possible de comprendre le phénomène en assimilant le ballet de noïdes au tourbillon d’un liquide quelconque. Cette comparaison implique que l’on s’inscrive d’emblée dans les notions de dynamique et d’uniformité. Il me semble en effet intuitif d’associer processus narratif (dans lequel est impliqué un « je ») et dynamique. D’autre part, le recouvrement des noïdes évoqué précédemment confirme quant à lui la notion d’uniformité que suggère le liquide.
Le vortex de ce tourbillon serait alors notre entité originelle.Vouloir extraire, isoler, une certaine quantité du liquide impliqué dans ce tourbillon provoquerait purement et simplement la destruction du tournoiement hypnotique et la disparition (par noyade !) de l’œil vide et noir du vortex.
11.1.05
Dehors. Les rues sont destinées à recevoir des badauds, des promeneurs, des animaux. Je n’assume plus ce statut. Je ne sais plus ce que signifie le destiné-à-remplir-les-rues. J’affirme tant bien que mal des propos destinés à m’assurer un parcours pérenne entre les immeubles cubiques. Je ne les prononce pas tout haut, mais je me les serine sans en suivre le cours.
Peut-être les ai-je écrits un jour.
Rapidement, comme soudain, les douleurs se propagent en fêlures. Les dendrites explosent.
8.1.05
Je t'attends ... ?

tu vois je suis encore revenu des trains
où je les vois tous semblables leur
donnant une occasion de m'isoler un peu
plus alors je reviens vers toi toujours
je ne sens pourtant que l'égoïsme des
rapports la superficie réduite des zones
relationnelles en terme de consciences
leur hermétisme qui n'aura cessé de me
hanter me tancer qu'en nul lieu je ne
serai seul alors je tente encore de te
considérer comme une brèche mais de
preuves de ce fait tu ne me donnes que
des démentis alors je me tourne vers le
vide je lui fais face et je me revois
face à cette vague juste sous la
surface la preuve de la proximité pas
du tout relative des dichotomiques
qu'il est plus facile de traverser que
les mers de vide qui nous sépareront
toujours alors même que je serai contre
toi en espérant toujours comme un con
traverser ces territoires avant de
poser un pied à peine décidé de l'autre
côté de la peau perdue à peine déchirée
5.1.05
Je t'attends

tu sais je reviens des trains toujours
les mêmes choses les mêmes pour lesquels
je ne crois pas être fait si seulement
la question au moins se posait mais
fait est que tout ces roulements ne sont
en rien conçus à l'inverse pour quelques
uns si ce ne sont que quelques cons
qui auraient institué comme on inverse
un cirque presque plus perpétuel que
les utilisateurs finaux ces fantômes
qui n'ignorent du reste aucune inutile
utilisation hormis celle du reste
bien trop invisible et qui s'arrête
aux bords les leurs les lisses parois
extérieures d'une absence empêchant
du coup cette caractérisation sauf en
membrane en guise d'interface externe
de l'autre côté du monde déversant dans
ces bacs à tri à vide qu'ils ne sont pas
que parfois mais l'ignorent tout le temps
03/04
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