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Last lights, last words.

30.7.05
(30/07/05 > 20/08/05)

warsaw > transmission
amon tobin > mighty micro people
anthony rother > databank (nuklear winter)
shipping news > axons & dendrites
two lone swordsmen > foreververb
the departure > time
marsen jules > lazy sunday funerals 01
a silver mount zion > mountains made of steam
labradford > banco
a northern chorus > the shepherd & the chauffeur
the album leaf > thule
28.7.05
at every second (drowned in a sink)

but once again the void is inflating throughout the skinny strings that build the membrane of life, and there, i cannot speak either. from insects to light, from verses to sink, i used to say the end of the world a thousand times, and i will say it a thousand times moreover, because there is nothing else to do, nothing else i can do.

miss you too (but) can hardly breath
21.7.05
we miss you.
20.7.05
"Peut-être le mal du siècle c'est le déballage" - Diabogolum.
"peut-être le mal du siècle c'est l'emballage" - Diabologum
18.7.05
1417
17.7.05
16.7.05
[leanings]

15.7.05
potatoe hearted smashed and juicy (do not panic)
des rangées de parloirs postés les uns près des autres on entend quelques murmures et le râle des agonisants je marche dans la rue les trottoirs débordent c'est dégueulasse partout ici on ne sait plus quoi faire de soi-même dans juillet calorifique avec tous ces insectes piqués aux vitres de mes yeux je ne vois plus rien que ces parloirs alignés et j'ai peur un jour bientôt demain je ne comprendrai peut-être plus ce qu'il faut faire de grimaces de singeries de galipettes pour parvenir à la transe extase où l'homme se dit homme parce qu'il parvient inaudiblement à larver quelques phrases d'une affligeante banalité cette année encore il fait chaud n'est-ce pas dans ces guérites où nous nous enterrons pour entendre vrombir les spasmes de nos coeurs malades voilà c'est ça chers amis je suis malade et mes yeux ne s'étirent plus on dirait des choux-fleurs c'est bien triste et je mange les petits cailloux autour des lampadaires tandis que des clowns défilent autour de moi il arrive un moment un moment oui dans ce jour dans cette nuit qui n'en finit pas de rentrer ses démons dans mes poumons bronches calcinées tu dis pleurer du sang et moi cracher derniers mots dernière tentative dernier orgasme arrive un moment où je me mets à chialer comme à cinq ans quand je ne comprenais plus pourquoi les plus belles fleurs venaient à pourrir dans le creux de mes mains
14.7.05
Ici tout est en jachère, un lit pourpre, et les joues sèches de ces humains comme des feuilles mortes. J'ai habité pour un temps un visage, je l'ai tordu de sourires, de viande crue, au milieu de la table, des plats, des saucières. Ils se récuraient l'invasion, clappant de la langue, ils se serraient le front, surtout : compresser le noyau, ne rien montrer, compresser l'intérieur, pour que seule subsiste soit visible l'écorce. J'ai contemplé des écorces. L'une, se mit à pleurer. Mon oncle. Le visage buriné, ratatiné, par cet univers autistique, où les humains ne vous voient pas, surtout pas les actes de chair, juste l'écorce. L'écorce, pourtant, ne compte pas, on a beau leur répéter : elle finit par disparaître. Alors je ne sais pas ce qu'ils y trouvent. Sûrement la confondent-ils avec leur dignité. Tout le monde est fatigué ici. Pressurisé. Ici quand ils sourient, il y a des bruits de craquements, qui se confondent avec les craquements de la vieille maison.
infection

ici
ne plus livrer que du froid
du
rien

(car tout devient interface,
à plus ou moins long terme,
en se détournant,
du dessèchement,
on fuit
ailleurs
puis
en soi.)


il n'y a plus d'autre écoeurement possible,
l'espoir épuisé depuis belle,
de plus belle,
alors...
10.7.05
(10/07/05 > 30/07/05)

arab strap > not quite a yes
tweaker > ruby
the faint > birth
the faint > agenda suicide
royksopp > alpha male
the knife > i take time
iamx > your joy is my low
radioactive man > nightbus to nowhere
mogwai > superheroes of bmx
mind.in.a.box > tape evidence
angle dur [restricted aera]

les lèvres devraient se
découdre si elles ne servent
seulement qu'à statufier
les sons, qu'à sertir
le corset d'une structure
sacrificatoire de sincérité.
ce matin j'ai vu un homme,
de côté, ses yeux, là où
je croyais la jointure des
paupières, cousus jusqu'à
l'arrière - de son crâne.
puis autour, de constater
que tous étaient ainsi
condamnés à ne voir
que ce que leurs yeux leur
engouffraient avalaient
monodirectionnellement, allez
allez craque couture craque
tu sais ça va saigner un peu mais je te propose juste de te dépêtrer
dé-pénétrer
de ce vecteur précipitant
qui t'assaille tu sais
non
et t'assigne de ce fait
(dans)
la direction que ton regard
croit délibérément porter
sur

tandis que derrière tu ne sens pas
porté par l'inertie
sodomie atavico-sociale
des coups de boutoir à l'endroit d'où ta perspicacité observatrice
source sans sourciller
oh

un référentiel unidimensionnel reste
un modèle
modèle un
modèle
et quand bien même
tu lui deux autres
tant que tu
arraisonnes ainsi
le monde jamais
tu ne te décérébreras pas de ces foutus modèles regarde cette chaise c'est un modèle le terme chaise qui te sert à désigner l'objet-modèle-aussi fait partie du modèle d'appréhension du réel mais tu ne sais pas faire autrement car d'emblée tu vois un objet faisant partie du modèle d'appréhension du réel mais tu ne sais pas faire autrement car d'emblée tu vois une forme circonscrite spatialement par des limites faisant partie du modèle d'appréhension du réel mais tu ne sais pas faire autrement car d'emblée tu-
tu es pareil lorsque tu conçois ton existence les étapes sociales de non-considération (non, car tous dans les mêmes propulsions - strictement parallèles dans l'acception euclidienne) qu'il te semble nécessaire de franchir pour parvenir à-
?
?
?
9.7.05
Structmur

je voudrais dire,
ne plus dire comme vous dites,
quelque chose d'inarticulé,
sans vecteur carcéral,
sans la vitre où, insecte,
je m'érode à mettre
seulement les mots mal
à l'aise.
alors c'est un cri
épanché bout à bout,
à mal - mis,
nécessaire et rompre
le langage dans les jachères
laryngées, ses chairs arrachées,
feu ces jets qu'ils adulent
et qui gesticulent désormais,
spasmophiles tiges à glaires,
au-dessus des mers aperçues
derrière l'erreur de verre.

j'ai la vision,
l'utopie déglutie,
des mêmes vagues
qui naîtraient dans les contrebas,
les môles fétides de nos mondes,
pour aller danser au large - là
où d'autres bouées pleurées chercheraient
à nous souffler le chenal d'une conscience.
la littérature alors,
petite pute recluse des fonds des ports,
plus que baisée par ses fidèles
perdus derrière les docks, les digues, les éditeurs,
marins amarrés, apeurés par
la courbe que fait l'onde en suivant
l'ichtyosaure de haute mer,
la littérature dessinerait sur la grève
la structure d'un ultime roman,
la rature d'un dernier style,
et s'avancerait dans les eaux,
vers des flots que des phares n'éclairent pas,
ici, où en nageant il se peut qu'on se noie,
et jusqu'où, donc, elle n'arriverait jamais,
car les yeux révulsés, à son horizon
peut-être atteint - qui sait -, noyée,
un pied pris dans le langage,
dans ses rets, les siens propres,
juste sous la surface,
juste comme dans une flaque,
à quelques brasses du rivage.


là, le prophète se
convulse, se
couche - nu,
son thorax en sang,
d'avoir rampé à flanc
de montagne - râpeux,
larve sans jambes,
sans langue, sans queue,
à s'invoquer lui-même,
à se célébrer les pieds,
à seriner les morts,
ses références pompeuses,
pompées, même spoliées,
poseur putréfié
sous l'astre soudain
qui contracte l'inutile
graisse et ne laisse
alors que les côtes
sous la peau, la peur
du ventre aux yeux
tournés vers l'ardeur
implacable, impeccables
d'horreur, jusqu'aux abords
de son antre, au sommet -
son gouffre désormais,
où il se sentira peut-être,
la mort enfin au bord
des mots, crever.
8.7.05


cut me cut me cut me once cut me cut me twice cut me cut -

6.7.05
Demain danse macabre

(texte :: Nikola Akileus)
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