INVIDATION v2 : http://iinviidatiion.blogspot.com
shut
jetlag
soulass
drosera
00?
non plus
7away
caphar
lost
sim
cane
h5n1
-10°C
abime
dust
ether
truie
cams
drone

Last lights, last words.

28.11.05
D'un intérêt limité, additionné, congestionné, le visage bouffi, des stries rouges sur peau diaphane, à force de tendre le cortex jusqu'au dernier décimal, appliqué, "persuasif", pointant son index vers un poil de souris, d'un millimètre d'épaisseur, étudiant ce poil de souris, l'écumant en des tonnerres de méditations, pour ce qui aurait tenu en un point. Je ne sais plus.

En automne les images se racourcissent. Il ne me reste plus qu'un point lumineux et ta fièvre.
24.11.05
obsolete teaser

anywhere
wish i could be there


just anywhere
out

23.11.05





(BLOWBACK)



21.11.05
mwah ah ah (out for a while)

à l'aube tardive
l'orbe torve rosâtre
condamne
son détenteur
bis
quel tentateur n'est
rien
n'a rien
17.11.05


16.11.05
Toi



le vide
le dépêtré de ses boyaux
l'inconsistant inconscient
mis au jour un jour de beau Seuloeil fin août
pas étonnant que t'aimes le froid et la bruine
la globine et l'emo
instable petit être grandisloqué au coeur fragmenté

eh

le vide, là

réponds quand on t'appelle
pauvre hon
alors toujours le nézenlair?
A fureter chauves-souris, hérons et chouettes chevêches?
T'en as eu des beaux souvenirs avec ceux-là, hein?
Tu te souviens de la dernière bière de ton grand-père?
De ton dernier souvenir de ta grand-mère?
Du dernier comportement habituel de ta génitrice
avant l'effondrement de tes habitudes?

Et le bébé chauve-souris
trouvé dans la paille en Aveyron
la rage de dent qui a suivi?

La première et dernière fois que tu as cru perdre la raison?

Si loin, si proche..

Si proche.


..dEUS - the real sugar
Comme un prion dans l'eau,
sans limite ni mur contre lequel me lamenter,
j'attends le bon moment pour fissurer les cellules de crise
avec mon joli teint de bleuet,
j'attends l'instant où nos soeurs et frères découvriront votre monde,
une proie idéale pour n'importe quel H5N1 même débutant dans le métier;
nous on s'en fout on est payé au plaisir,
celui du travail bien défait au creux au chaud de chacun,
on n'est que des muscles au service d'une tête bien-pensante.

..dEUS - sun ra
13.11.05
each word is an end that is never reached
pas plus qu'un autre soir
je me vois en vain
la coquille noire
in my head

le quai gris
ad eternam
la langue la corde
les feux au loin

l'hiver à propos
mais tu ne seras
alors à quoi
sans fin
12.11.05
Quel ennui.
il est assis, il dit :
invide-toi au
fond de ma cervelle
secrète.
vomis
les mots les idées
les muses par paquet.
poète! tu te dis poète!
et bien vomis,
invide-toi au
fond de ma cervelle
les muses, les yeux
écarquillés s'observent
l'une dans l'autre entre
les parois opaques des
cachots de ma pensée.
tu te dis poète
tes mots coulent et m'emplissent
d'une mélasse mielleuse
tes muses caressent les
contours des plaies humaines.
je veux les voir
les lèvres retroussées montrant
leurs crocs, plongeant les doigts
dans
le fond de ma cervelle secrète
s'invider en moi et m'emplir
fouiller les recoins
ceux que j'ombre à volonté
ceux-là tu les évite hein
surtout pas y penser
les tiens propres
invide-toi bon sang de
bordel de
poète poète
alors tes mots ils servent
quoi, qui, pourquoi ?
s'invider
de la chiure aux coins des yeux
aux coins des lèvres
poète,
je te vomis par invidation.
poète tu marches la tête
haute, très haute
comme portée sur
les ailes d'un ange
poète
dans les rues tu marches
et ta tête si haute
devrait racler le sol et
les ongles noirs de terre
les yeux noirs de terre
les lèvres noires de terre
la langue noire de terre
les joues noires de terre
le menton dans le bitume
les genoux dans quelques
excréments
poète, tu crois cracher de l'or
l'or c'est à toi de l'extraire
de la chiure qui suinte des
pores.
il est assis.
10.11.05
Il n’y a aucune corrélation possible entre un esprit sincère et un art fatigué.
Il n’y a aucune corrélation possible entre un esprit fatigué et un art sincère.
Il n’y a aucune corrélation possible entre un esprit insincère et un art énergique.
Il n’y a aucune corrélation possible entre la paranoïa et l’art.
Il n’y a aucune corrélation possible entre la frustration et l’art.
Il n’y a aucune corrélation possible entre la culpabilisation et l’art.
Il n’y a pas d’art, il n’y a que de la sincérité.
Il n’y a pas d’art, il n’y a que des refus de compromis.
L’art n’existe pas, juste des batailles en quelques points du temps, sans medium prédéterminé.
L’art est un mot général associé à des généralités.
Il n’y a de généralisations que chez ceux qui ne veulent pas voir.
Il n’y a de généralisations que chez ceux qui ne veulent pas savoir.
Il n’y a de généralisations que chez ceux qui ne veulent pas se voir.
Il n’y a de généralisations que chez ceux qui n’arrivent pas à être un.
Ne pas pouvoir être un, se venger de l’autre en le rendant multitude impersonnelle.
« L’art ne sert à rien, tout le monde est insincère ».
L’art n’existe pas, lard ne sert qu’à ceux qui y croient, ils ne croient pas en lard, ils croient en eux, lard c’est être. Croire en soi, n'est pas se crier avec une vanité morbide, c'est une direction qui n'a pas de sens, accepter de ne jamais avoir de sens et n'être rien ; accepter l'absurdité, l'affirmer, jouer avec l'absurdité, alors lard c'est être, oui mais affirmer être une écorce vacillante, sans honte, une oeuvre ne peut être que la vibration d'une fragilité, un vacillement, si elle exprime la vie. L’insincérité chez l’autre n’existe plus pour certains, dès lors que cet autre les caresse. Il y a méprise profonde sur le caractère intrinsèque de l’insincérité. L’insincérité ce n’est que ceux qui lèchent pour assouvir leurs désirs, leurs fantasmes – sexuels, carriéristes. On aura plus tendance à dire d’un homme qu’il est « insincère » lorsqu’il se tait, plutôt que devant ceux qui vous font reluire le poil. L’estime d’une sincérité va de pair avec sa propre estime : plus on a de failles narcissiques, plus on assimilera la sincérité à ce qui va dans son sens.
La seule sincérité, c’est celle qui s’accroche, malgré les insultes.
Il n’y a aucune corrélation possible entre la suspicion et la création.
La suspicion ne se développe pas quand on fait quelque-chose de mal, mais quand on ne fait rien pour être aimé. Etre aimé c’est faire que l’autre s’aime, de ce fait il vous aime, car il vous est reconnaissant de l’avoir aidé à s’aimer un peu plus. Se faire aimer est simple : il suffit de lubrifier le narcissisme de l'autre. Ne pas vouloir être aimé l’est moins : on se méfie de vous.
Il n’y a aucun instinct de vie, qui puisse se développer sous un régime mac-carthiste.
Il est 17h56 et plus le monde bouge, plus mes pieds creusent la terre.
Il n’y a aucun espoir de retour devant les folies privées.



« Je pensais l’autre soir, en passant des émeutes à certains travaux d’art contemporain, qui d’une galerie à l’autre (je me suis tapé cent galeries cette journée-là) sont sensiblement les mêmes jusqu’à l’écoeurement... pensais que l’univers artistique français dans sa majorité explorait des réalités quotidiennes purement objectales et de ce fait vides de sens, avec donc renouveau abusif du pop art comme ils disent (oui le pop art est à la mode) et bien évidemment explorations Duchampesques (empilements de bouteilles de Coca) qui n’en finissent pas depuis 50 ans que ça dure ; mais ce dans une telle démesure que ça en devient une inflation. Autrefois y’avait encore des trouées d’espoir, elles se font de plus en plus rares. Aucune réalisation qui propose une critique sociale ou politique pertinente, voire humoristique, ne figure au programme de nos belles galeries avec pignon sur cul. Ceux qui font l’art aujourd’hui, on le sait, sont les politiques, ou ceux qui les soutiennent, grands groupes industriels. Ainsi, cela va de soi, les travaux artistiques ayant une portée politique ou sociale ont bizarrement disparu de la circulation. C’est marrant hein. La scène française, on l’étouffe d’accumulations et d’empilements d’objets abscons qui n’avaient de sens qu’en 1960. Maintenant : des copies de copies et des redondances juxtaposées à l’infini. Lorsqu’on scrute ces empilements de bouteilles en verre, on a cette sensation d’être en relation directe avec le cerveau de leurs créateurs : que l’on imagine vide, transparent comme les bouteilles qu’il empile, on a l’impression de plonger l’oeil dans une infinie bêtise visqueuse et dégueulasse, celle d’un petit robot qui empile, dans un mouvement machinique et absurde, et qui de surcroït viendra nous l’expliquer en relevant sur son front une mèche décolorée rouge, se plaignant du manque de tolérance et de compréhension pour l’art contemporain et que c’est dégueulasse qu’on le méprise tant – mais que bon mon pote faudrait voir à pas trop se plaindre vu que tes empilements ils pullulent par centaine sous différentes variations dans toutes les galeries de la capitale. Montrons à notre peuple des entassements d’objets afin de l’endormir, faisons le contempler des objets jusqu’à l’hypnose. Qui sait. Il finira peut-être par ne plus penser, ne plus se réveiller, ne plus se révolter. Enfin bref, tout ça pour dire que l’orientation univoque de notre art n’est au fond que l’apanage d’un groupe de décérébrés, confinés dans des espaces clos et moëlleux, suffisamment ouatés pour que ne résonne pas trop la rumeur du monde. Montrons à notre peuple des photos de nos baignoires, potes surfers, et amis mannequins – prises avec le dernier Nokia.

Phénomène récent : les ateliers d’initiation à l’art contemporain pour les enfants de 6 à 12 ans éclosent progressivement dans les galeries d’art – et plus seulement au Palais des Tokés.



Formater le cerveau de la prochaine génération dès son plus jeune âge, c’est assez rusé quand on y pense bien. Apprendre à nos enfants à empiler des bouteilles de Yop en équilibre sur des boîtes blanches : voilà la solution pour endormir tout à fait les derniers soubresauts de lucidité quant à notre stérilité contemporaine endémique. On pourra m’objecter que c’est un « éveil » « éducatif » comme un autre. Mais un Malevitch avant d’aboutir à son carré blanc sur fond blanc savait dessiner des nus, cette ultime abstraction était la résultante d’un solide apprentissage classique. Plonger un enfant dans une abstraction pure qui n’a aucun sens, sauf celui de la facilité, n’est qu’une manipulation. Endormir les futures générations. Qu’elles s’habituent à la beauté des bouteilles de Yop et à l’incroyable abstraction de la brosse à dent dans la bouteille de Lactel.

Créons des redondances de nos supermarchés. Des redondances de Soulages. Expliquons que nous avons mis des heures à pondre nos taches, des heures à méditer sur l’univers concentrationnaire « capitaliste » ce pourquoi d’ailleurs nous avons exposé des empilements de boïtes blanches de deux mètres par deux, afin de plonger le spectateur dans une sensation d’étouffement. Dénonçons les prisons, en les recréant absurdement.

Je pensais donc l’autre soir en passant des émeutes à tout ce petit univers confiné avec foie gras et champagne qui semble totalement sourd aux réalités extérieures, avec ses plus-values et ses placements de capital sur tel ou tel jeune qui, si si, a accumulé des boîtes de chaussures Vuitton c’est incroyable je te dis, la mode de l’empilement des bouteilles Yop est passée, que tout un pan de la réalité est effacé, mis hors de nuire, et que la langue de bois on la pratique avec acuité. Moi, j’aimerais bien qu’on me rende ce pan de réalité-là, ce pan de réflexions-là, totalement occulté, mais qui lui est la vérité de ce qu’on vit, c’est à dire un désastre économique, culturel et politique. Mais. Non. Surtout, ne pas déranger. Et dans mon esprit, cette étrange juxtaposition de ce couple infect à cheveux bleus profondément énamouré devant un mobile de boules bleues, et ce putain de carnage dans les bas-fonds, et cette putain d’inflation qui se dessine inexorablement, et ce putain d’euro qui est une arnaque sans précédent, le coût de la vie triplé tandis que les salaires n’augmentent pas, les jeunes terrés chez eux parce que trop cher et pas un rond on sort plus que chez les uns et les autres, la surcharge d’impôts pour toute velléité d’entreprise en France, l’étouffement de toute voix un peu créative au profit de normes économiques, l’inertie. L’inertie la plus totale. La ruine en fait. La ruine que je voyais dans leur verres de champagnes et leur émoi vaginal devant ce mobile de boules bleues. Et puis ces crétins infinis qui dissertent sur Sarkozy, dont faudrait pas oublier que chaque mot, chaque phrase employée ont été travaillés à dessein : rameuter les fachos des banlieues. Provoquer l’émeute et puis dire aux fachos des banlieues ; tenez, regardez, qu’est-ce que j’avais dit ? Rafler toutes les voix lepénistes en 2007. Et puis voilà. Et puis rien. Et puis y’a tout ce petit monde en parallèle qui se trémousse devant des boules bleues, des bouteilles de Yop et des grosses taches noires de six mètres. C’est tout. »

Un jeune.
9.11.05
et _______ de voila de donc je juste ne puis pas obtenir assez de _______ tout des desormais de fait d'est verse des sens de d'aimer de clandestinité de La et de pintes de DES de grands travers d'Au de mot de sans de discrets de pas de les demi et voiture incognito sous d'identités de d'avariées de connecté de de l'ere ambiant(e). rien le je de que important n'est je montre, que [anonyme] simple d'aussi de badaud d'en de déguisé possible, projecteurs changent à l'ombre du ginkgo de les d'entre de confus de chaque deplacement le chemin de à d'itineraires de les et mortes de lettres de restées de feuilles de DES de l'envol. l'essayer prenant avatar de fève de quoi de à de voiture de virtuel de rester de soin d'en 3d du donc un de deviens de je tout l'entrelacé de touché de tendrement de voire de lucidité de blasée de d'anti d'envisager de pouvais de je d'ou de l'emporte le d'ose d'en d'enchere de j'etais d'ou de temps d'Au de ressemblais de je de du moins et des jadis de qui de l'acte de à de le passage je _______ de suppliait je juste ne puis pas obtenir le _______ qu'assez de Virginie de voila de donc de voiture de _______ tout le cabotage de cote d'effet et les hantées errent de grands d'Au de mot de sans de trajets de ces de d'illusions de soupçons de les de travers de DES demi de pintes de moi d'ames de les n'existent + voiture tout l'est rassurant. et rien le repondra pas. de Ne de l'on de que de question d'une n'est tout inspirent expirent j'etouffe et les les dispensables pretendant de dans des les faits. de dans de la commune mesure. d'autre de sans de depassée de personne de La de comme de l'autre de à d'inique d'evenement de d'un d'eternel interchangeable du l'autre uniformité. de vaut d'etre de chaque que le trancher de gestes. versent le Ne rien des puis persistants affectueux des parfois souvent. des larmes De de les de écrire le ciel d'Au d'injuste de decrire versent l'exprimée d'impuissance de cachée de thérapie du conformisme dé(re)foulé. de la CE de sublimer et l'innée de rhétorique de ce texte le prouve en. le je je des pensées d'edifiantes de signes de de mes en d'Au comparable de sens non et des modernes indicible néant de temps de DES de métronome de le tempo je les sursauts sous De baisers. d'en d'inertes de levres de mes de vide de tours créent de DES de qui de celles du peux assumer. de Ne de je de que de celles des fausses déceptions. d'en de nourrit versent le Ne je des vers de seul de d'implorer de lasser que le providence De de La l'eden les toujours maintenant de la CE de voiture invisible du refrain défaitiste., rien que j'exprime le pourquoi en important n'est le cette UCE De de source luttent la pièce de quelque du qui résonne.. moi d'en. le _______ i juste ne peut pas obtenir assez le ______________.
Deux petites poches de sang sous la peau
égratignures bénignes de soirs agités.

Cartons entreposés dans une optique d'un hypothétique futur.

Aujourd'hui tout se gère à la minute la minute.
8.11.05
Des voix quand je ferme les yeux
oreiller-featured mit couette derechef
et claironne l'arrivée des esprits parleurs
des rares silhouettes plus impalpables que la nuit
des souvenirs qui déboulent en moissonneuses-batteuses
toujours plus loin dans les catacombes et les tourments

bonne nuit mon petit

"à demain
- oui, à demain
- m'man, tu peux laisser la porte ouverte, s'il-te-plaît?
- oui mais pas longtemps
- d'accord
- bonne nuit
- bonne nuit, à demain
- à demain"

le monstre était peut-être déjà là finalement
équarrisseur dans la bergerie

l'Arbre à Lune est si loin
si loin
les caches-caches au milieu des grandes herbes qui grattaient et des orties

tout ça
n'est pas pour moi

quelqu'une récemment me demandait pourquoi j'avais peur
bah voilà
tout ça n'est tellement pas moi
un lapin dans les phares, que l'autre disait
putain de phares au xénon.
Certains sont parfois absents, non par mépris, indifférence, ou légèreté, mais parce qu'ils pleurent sous des coudes désertiques.

Je raye mes majuscules, ainsi que toutes celles existantes.
Dans nos sémisphères s'atrophiant
on ne voit guère plus que le bout du cathodique
et des amis sur lesquels on projette
"juste pour voir"
des images de nous-mêmes que l'on désire
des images simplement
exit la considération première envers l'autre
leurs avances ne sont que trop minimes et de l'esbrouffe, j'ai l'impression.
6.11.05
invidasounds reloaded

luasa raelon - the poison city > the terrible place ...
roswell conspiracy - la ligne morte > track 3 ...
cisfinitum - malgyl > track 2 ...
brian eno - the shutov assembly > lanzarote ...
cEvin Key / ken marshall - the dragon experience > skeletal mask ...
interpol - precipitate ep > a time to be small ...
harold budd - the white arcades > algebra of darkness ...
sigur ros - ( ) > track 6 (e-bow) ...
5.11.05
peur subite - ouf

oh
lampe noire le corps
pas le cercueil
l'objet éhonté
qui concentre
et non vers
lequel convergent
les flux l'effort
enfin - l'invidation
et puis il n'y aura
de fin que si
la création - bon
4.11.05
Et les poissons contemplent leur queue, éberlués.
Je suis fatiguée.
Que la pluie nous rouille encore les phalanges, novembre décime le ciel, c'est très bien, c'est parfait, faites-en ce que vous voulez, je me retourne comme un gant, j'arythme mon pouls, je vrille électrique dans ce crépuscule qui n'en finit plus, et tonne, tonne, l'eau sur ma nuque coule, l'orage gronde, gronde, qu'importe puisque nous volons...
Quelquepart, c'est exactement ça.
C'est la fin
les haricots le savent, eux
3.11.05
Au bout de la ville tentaculaire, des rasades de ciment inondent le paysage. Plate-formes. Les carcasses métalliques des anciennes grues crissent sur leurs jambes uniques en froissant l'horizon. Ton regard piégé dans l'uniformité grise du ciel. Sur les grillages et les barbelés, l'écoulement des ans se lit dans chaque pépite de rouille. Plaine que les hommes et les bêtes ont déserté et où seuls les insectes ornent encore les conglomérats de poussière. Tu y pousses un cri long, aigu, électrique. Un cri comme un viol du silence dans la pregnance de l'air. Mais cri que nul écho ne renvoie, vide qui s'invide lui-même, orphelin -
Fragment-

la pluie fait des filaments bleus
s'infiltrant la folie comme un monde
nébuleux enveloppe
l'autre et les cloisons en éclats

ne plus appartenir
1.11.05
que la vie s'expliquerait par
pas
paradoxes
ne s'expliquerait sinon
les paradoxes introduisant
rupture dans l'explication
un paradoxe explique alors
que la vie s'expliquerait par
pas
[etc]

bref
je lisais Musiques de la Révolte Maudite
en écoutant The White Arcades
me disais
bref
[etc]
Exvidation invidée

corps noir
phare fédérateur
et rempart
fragile

mais pourtant
pressantes excuses
pour le labsus fondateur
d'ici - du site
lièvre récemment soulevé
dynamique dirigée
par erreur
vers l'intérieur d'un vide
illimité
et non-

?
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