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Last lights, last words.

24.1.06
croire encore les doigts comme des chromes
pour à la fin pénétrer la pompe
la charpie
et dans l'étreinte lâche de ces instants
chaque matin faire de la saignée des mondes
la jouvence subreptice de la folie
20.1.06
L'amour, en somme.
18.1.06
Soyons clairs et succincts. Nous sommes plusieurs. En hommage à Brel, nous nous baptisons les désespérés. Le temps de nos atermoiements psychiques est révolu. Les temps de la patience et de la sensibilité sont obsolètes. Nous dérivons. Maintenant nous dérivons. Maintenant nous sommes le monde. Maintenant toute forme de discours superficiel (emplois du temps sur-proclamés râbachés avec force et orgueil, auto-commentaires avec fausse modestie et humour insistant comme un arbre cachant la sombre forêt de l’auto-marketing) sera tuée. Tuée. Maintenant nous tuerons. Nous décimerons. Maintenant nous cracherons sur les autoportraits et les envies de plaire, les calculs et les savants assemblages de peaux diatribes couleurs et non-sens. Maintenant nous serons pauvres, mais au moins nous penserons. Maintenant nous n’aurons que nos âmes, et quelques boîtes de conserves, des carcasses de sardines nageant à nos pieds, des chiens faméliques dans un horizon ensanglanté, maintenant nous tuerons les vocabulaires de l’ennui, maintenant nous décapiterons ceux qui emploient le mot rhizome comme on porte un chapeau, nous n’aurons que la fièvre comme ultime goutte d’eau, du ketchup dans les veines, les corps ne compteront plus et seront steaks de cinéma, les meurtres seront en papier, les saoûlards tituberont dans nos orbites grises, maintenant nous nous pendrons à chaque fil électrique, nous nous brancherons à chaque trou espérant qu’un jour quelqu’un nous allumera.
drone standby
but some light is lost
only death see the end of the words
17.1.06
il pleut depuis hier, sans arrêt, comme une cuvette de toilettes qui n'en fini plus de couler. il pleut j'en ai dans les yeux, il pleut mes genoux sont mouillés sous le pantalon, il pleut tes draps sont mouillés j'entre dans le lit. c'est froid, je me colle à ta peau sous ton tee-shirt, je me colle dans tes cheveux, mes mains flanquées là, la courbe de ton nez pointe vers le coin de la pièce, j'aime et le film défile devant nous je suis entrée dans ton lit, mes genoux mouillés ont mouillé les draps pardon pardon la courbe de ton nez et puis ton bras droit très doux très doux je suis assise à droite j'aime pas trop mais ton bras droit mes mains flanquées et tes cheveux il pleut, sur la vitre ça pleure et ça fait la course les gouttes moi j'y vois rien que de la pluie aujourd'hui parce que tes yeux qui se plissent comme des coquilles qui brillent -l'extraordinaire. bon il pleut j'ai les genoux mouillés je te réveille je m'assieds sur le lit, on s'assied très près très près, on fait les statues c'est quand on s'assied à côté et qu'on développe tout un tas de techniques débiles pour effleurer l'autre ou carrément le caresser tu vois, les statues c'est des chaudasses comme nous tous mais elles peuvent pas sinon on les bute parce qu'elles doivent pas bouger alors elles font comme ça des secrets de statues et forniquent sous la pluie dans les rues quand tous les amants sont dedans. tu vois on fait les statues c'est bête et bon, ta peau du bras droit sur moi tu vois, il pleut on sort les cheveux mouillés ça dégouline même pas, c'est la sale pluie qui rend gris et qui grogne sale chien de pluie! tu vois nos yeux fixent un point en face mais c'est pas grave, nos bouches prononcent des mots sensés et leur substance s'envole dès qu'elles se referment sur les secrets de nos épidermes. tu vois j'appuie sur la jambe tu appuies sur le bras, tout est rythmé, orchestré comme une respiration. tout est vide et plein de sens, tu vois. nos sens s'enmêllent et ça dégénère en mini convois de frissons de gargouillis d'appuis et d'amollissements. ça fond quelque part, ça glisse, ça fui. ça se lance aussi.

c'est spongieux tes cheveux, c'est moelleux et ça retient la pluie comme de la neige.
15.1.06


/
Malfunction

ça n'est pas fini
pour toi

les plaques thoraciques sont endommagées
la neuromère s'épuise à se vider indéfiniment, en rafales par instants
le réseau saute, les connexions sont suspendues
certaines définitivement arrachées crépitent faiblement
les oscillations entre interzone sinistrée et étincelles de sérénité
se succèdent au gré des bourrasques électrostatiques
cognent les parois et reviennent en écho
les boussoles faussées sont mortes et leurs cadrans éventrés
elles avaient indiqué le sud trop longtemps
un pull, une chambre, une certaine phobie des araignées
une moue, un cul, une profonde intensité
ont carbonisé l'aiguille électrolysée
qui est désormais définitivement aimantée

les capteurs thermiques détectent une activité
tendre des bras bioméchaniques
vers une lumière qu'ils ont voilée
le champ magnétique n'est qu'esquissé
mais bordel il a bien existé

rien n'est fini
une incandescence perpétuelle
contre un mur contextuel,
quoi que ça puisse engendrer
un shaman, des légions armées ou un fléau psychotique
un délitement final ou des messages grotesques
des surtensions ou un larsen exponentiel
mais.

ne dis pas ça
pas pour toi

ici
une diode continue à pulser
elle brille trop peu
mais se nourrit d'une puissance
tu n'as pas idée

13.1.06
8.1.06
La honte est-elle l'opposée de l'amour?



Je ramasse les copies ce matin 9h10.
5.1.06
clear cache now

+ the vomit arsonist > self laceration part 7 ... (thanx kooz)
+ ulver > lyckantropen themes ...
+ marsen jules > fanes d'automne ...
+ this morn' omina > the drake equation (fc) ...
4.1.06



Ma sympathie pour le tueur solitaire s'arrête où commence la tactique.
2.1.06



I left angels under my skin.
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