INVIDATION v2 : http://iinviidatiion.blogspot.com
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truie
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Last lights, last words.

31.3.06
Petite annonce n°44875
Bonjour, je suis lu, écrit et composé, scénarisé, joué par moi-même depuis bientôt vingt ans. Je cherche un metteur en scène qui accepterait de me débarrasser de ma carte de visite. Je ne souhaite pas être visité, encore moins chercher d’itinéraires. J’hésite souvent entre phonation et déglutition et parfois au lieu de parler je vomis. Dans moins de quelques jours j’aurai fait mes bagages empaqueté sans raison des terminologies monstrueuses. On m’appelle Lu et Écrit. Je suis Lu et Écrit Par. Je n’ai jamais pu concevoir que je pouvais tout simplement être. Je me répète. Je n’existe que dans un participe passé.

Petite annonce n°44876
Bonjour, je suis femme de ménage je ramasse des poussières ma vie est un dentier que je retire toutes les nuits pour crier sans mordre. J’ai eu quelques enfants autrefois dont je ne me souviens plus le nom et qui m’ont laissé des fautes d’orthographe en péril, un mari qui mourait chaque nuit pour renaître sans raison chaque matin. Je m’épanouis dans mon travail.

Petite annonce n°44877
Voici ma carte. Lue, écrite et composée scénarisée jouée par mon visage. Cliquez à droite, près du con. Puis entreprenez un lent mouvement de rotation.

Petite annonce n°44878
Bonjour, je suis metteur en scène bien que je n’aime pas faire ça devant tout le monde. Il m’en a fallu du courage, mais les lumières à force me gênaient moins. Je peux vous débarrasser de votre Écrit par. Je peux vous mettre. Nous commencerons sans les éclairages sans décor sans partenaires pour vous favoriser le flux, réapprendre à manier vos organes douloureux.

Petite annonce n°44879
C’est pour cette raison que j’écris ici, je cherche un héritier. J’ai accumulé dans ma vie deux milliards trois cent soixante mille poussières, que je conserve rageusement dans mes intestins, je ne souhaite les donner à personne d’autre qu’à un excellent aspirateur. J’ai entendu parler de ces humains à bouche terminale qui ont les deux mâchoires de la même longueur. De ces clapets ils creusent des fosses mortuaires dans les tympans. Je voudrais leur léguer mes deux milliards trois cent soixante mille poussières.

Petite annonce n°44880
Bonjour Lu et Écrit Par, moi je m’appelle Co-Scénarisé et Traduit Par, je cherche une solitude et ma langue maternelle. Je n’en peux plus de ne pas me comprendre et d’être deux. Il est probable, comme vous êtes Écrit Par que vous conteniez mes racines. J’aimerais vous rencontrer, mais seul. Mais je ne peux pas vous rencontrer seul, Co- me colle à la peau. Le jour où on m’a dit que Co- serait éternellement accroché à mon dos, j’avais l’impression que j’allais chier un serpent.

Petite annonce n°44881
Bonjour je souhaiterais demander juste de l’aide. J’ai perdu mon front. Est-ce que quelqu’un pourrait me fournir de l’aide ? J’en ai cherché dans tous les magasins. J’ai perdu mon front.
Le détachement, souvenez-vous, et les pensées déjà lointaines
projet du viol de l’étroit en boucle
de monstration forcée
suicide repoussé
se dilater les condamnations, un doigt élargit,
construit nuit après nuit le lendemain
en lambeaux tous les matins mais effectif
plusieurs percepteurs vous demandent des comptes et vous dressent en
étapes : la colonne crépite, souvenez-vous du dos courbé, anormalement contracté,
du regard horizontal, l’orbite en bouillie se cramant des rayons froids
flash parfois et actionnement du cou, sourire, réponse tordue, bonté en sauce, plat de normalité
au curry, tromperie, souvenez-vous du sourire posé comme une jambe arrachée sur ce silence
passage forcé entre les joues pour altérer les soupçons les noyer entre les dents
à chaque fois le même rituel, réflexe
l'acte en trois en partie des maxillaires puis des yeux puis des syllabes
en morceaux
passant son temps à ravaler les créatures inanimées, qui jaillissent
par flots entre quatre murs et engrossent
l'idéation bafouillante
la rumination des agapes
la planification des érudits
la cristallisation cubique des larmes fanées
les éventuels psychotropes
dons d’organes
d'objets de plastique
etc.
Ce serait gacher du temps que de s’inscrire, bredouiller, répéter l’effort une nouvelle fois, bredouiller une trace nulle, alors recommencer, ne laisser qu’une maigre trace dans la pierre, donc recommencer encore une fois, cette fois avec les pieds, laisser une empreinte humide qui s’évapore dans le désert brûlant, alors recommencer une nouvelle fois cette fois une fleur pousse dans le sable, s’inscrire une nouvelle fois la fleur pousse un peu plus, s’inscrire mais cette fois-ci se rater : on tombe sur la fleur ; écrasée. Alors recommencer de plus belle à nouveau, bredouiller à quatre pattes plongé dans le sol bouillant, n’y laisser que des traces de doigts, de peau, n’y laisser que des empreintes humides qui s’évaporent dans l’instant, alors recommencer encore se relever péniblement laisser un pas en enfer que le vent essuie, alors recommencer encore essayer toujours et encore l’incessant effort renouvelé de l’inscription une fleur se met à pousser dans le désert, s’inscrire encore des épines et des feuilles, des pétales éclosent. S’inscrire encore une deuxième pousse plus robuste et plus haute que la première, s’inscrire encore la deuxième fleur se met soudain à manger la première, puis la chute d’un corps tue la deuxième, alors se relever péniblement, s’inscrire encore dans les hôpitaux les commissariats les prisons les actes de naissance les identités les pénitenciers, s’inscrire encore un mince trait au stylo s’inscrire encore un deuxième maigre trait de stylo s’inscrire encore et soudain une main chiffonne le papier une boûche le mâche alors décider de s’inscrire encore et de continuer envers et contre tout s’inscrire encore décider cette fois de creuser la terre d’y faire pousser un chemin, s’inscrire encore poursuivre le chemin les ongles en sang noircis maculés de terre, à creuser forcenés, s’inscrire encore les ongles grattent les pieds avancent, s’inscrire encore avancer de dix mètres dans le désert brûlant on abandonne l’idée des fleurs on préfère le déplacement et la fuite en avant s’inscrire encore mais cette fois-ci dans une fuite en avant s’inscrire encore puis les jambes et le cœur lâchent, alors s’asseoir s’inscrire encore en laissant dans le sol la forme du corps qui finit en poussières puis ne plus s’inscrire, refuser maintenant de s’inscrire où que ce soit car ce serait gâcher du temps.
n. dit :
Wizman quand tu le regardes de côté, tu vois rien. Il est en 2D.
30.3.06
on aurait dit quinze ans plus tard.

la porte du bar
poussée, la même giration
celle - soumission des années écoulées
sans sursaut

les rues sèches seulement
autour des flaques
dans l'angle
du bar Jarvis peut-être aux mêmes places on se serre on commande
des cafés
les mains pleines de souvenirs
du même angle du trottoir les toiles au vent on
rêvait encore
à l'angle droit du boulevard

à ne plus savoir
avaler que l'inutile
la médiocrité orange du ciel
29.3.06
Point 1. On ne soupçonne pas les dégats, ni qu’ici c’est l’antichambre de l’ insupportable . Plusieurs antichambres se frôlent sans connaître leurs insupportables.

Point 2. (Note sur les générateurs de phrase).

(« La liberté frappe mes mains
dans les rayons de ma colère
des nuées rouges de corbeaux
éclaboussent le temps »

soit :

« Les rayons frappent ma colère
dans la liberté de mes mains
des nuées de temps rouges
éclaboussent des corbeaux »)

> La vacuité est détectable quand on peut inverser tous les sujets d’une phrase. Si une phrase est creuse, on peut en inverser les contours à l’infini. Car ce ne sont que des contours. Peu de gens existent dont les sens nous frappent. La plupart des gens se contentent de nous frapper de leurs petites bites. (Note extraite du journal du Pauvre).

Point 3. « Bonjour on se dit. Bonjour. Tu es nouveau ici ? Tu verras c’est calme. Viens, je te prends par la main, je vais te montrer mon insupportable. Ici c’est rien, c’est pas l’important, c’est pas nous. C’est juste un effort de sociabilisation de temps en temps, une brève interface. On se retourne jamais, on se souvient même plus ce qu’on a mis dedans. C’est vaseux des fois, nul, mais c’est pas l’important. C’est l’interface sociable. »

Point 4. Le carrefour, la place nette et noire tachée d’un petit regroupement. ce n’est qu’un regroupement, un sas d’introduction (non une démonstration). Invidé s’en branle comme de sa mère, des courbes des virgules et des ponctuations des majuscules, et des efforts déployés pour obéir à d’immenses conflits internes bêlants, concernant un certain « rendement », une certaine « production » qui « correspond à ».

Point 5. J’observe plus ta franchise que les contours que tu y mets. Et si je m’aperçois que tu t’obsèdes de mes contours, tu t’éjectes de ma rétine.

Prends ton ventre grouillant avec toi et tire-toi.

Point 6. Viens, je te prends par la main, je t’emmène avec mon insupportable, nous partons en enfer.
28.3.06
(La Mauvaise Graine)
Battant sous la peau
Grenouille malade -
Le coeur.
27.3.06
Pneu laché
en haut d'une côte
le vide.
25.3.06
dans la main droite la liberté
dans la main gauche l’égalité
les deux jointes sur l’autel, à genoux sur le pavé
reste à spéculer et à se laisser prendre
au piège : seigneur tout puissant
je te donne mon corps mon sexe mon enfant
le rêve a un prix, il faut se prosterner
les dés sont jetés, on peut toujours parier
on a beau négocier et puis se protéger
on sait très bien au fond ce qu’on doit avaler
 
elles sont là, les pièces de monnaie
bouts d’économie et de messie soldé
sur le trottoir vit le saint-esprit
multinationale qui tourne à l’agonie
24.3.06
on saxon shores i remember that she said :

« bullshit has no equal, it is different, changing or aggresive, it can be hierarchicaly and more or less at various degrees, but i believe a kind of ethics, an intrinsic consciousness of itself, exists, which makes that, through environnements, through sociologic castes indeed, there is what can be called the very quintessence of a bullshit, which would had this ubiquity - everywhere and never real at the same time -, a subliminal and always renewable manner (and so on, newbies fuckers exist) that makes a transcendance, federating, in this way, normal worlds, yokes, even your parallel world : so bullshit is plural, but because it is never a finite form, bullshit federates : it is infinite, it is natural : it is ONE and BIOETHICAL. IT IS.

...

so there are residues of bubbles in my neck ? »
22.3.06
When they kick out your front door
How you gonna come?
With your hands on your head
Or on the trigger of your gun

When the law break in
How you gonna go?
Shot down on the pavement
Or waiting on death row

You can crush us
You can bruise us
But you'll have to answer to
Oh, the guns of Brixton

The money feels good
And your life you like it well
But surely your time will come
As in heaven, as in hell

You see, he feels like Ivan
Born under the Brixton sun
His game is called survivin'
At the end of the harder they come

You know it means no mercy
They caught him with a gun
No need for the Black Maria
Goodbye to the Brixton sun

You can crush us
You can bruise us
But you'll have to answer to
Oh-the guns of Brixton

When they kick out your front door
How you gonna come?
With your hands on your head
Or on the trigger of your gun

You can crush us
You can bruise us
And even shoot us
But oh- the guns of Brixton

Shot down on the pavement
Waiting in death row
His game was survivin'
As in heaven as in hell

You can crush us
You can bruise us
But you'll have to answer to
Oh, the guns of Brixton
Oh, the guns of Brixton
Oh, the guns of Brixton
Oh, the guns of Brixton
Oh, the guns of Brixton
19.3.06
~ week @ 2mm

l'orbebulle deux millimètres
puis plongée réminiscente
dans une conique – torpille
à propos

sur le plan de l'écliptique rien
à redire juste mot dire
unitaire

me pulvérise, étrange ce
rien à redire sur
sans – surprise
en flagrante
prise de passage de
temps

et l'urgence à la
périscopique
du glissement lent
nos agonies sont déjà nos funérailles

enterrement-moi
c'est toi peu dire pulvérise-
moi

#

orbebasse jaune redoux
deux milliheures
entunnels

la pulvérisation de la cendre cylindre
sur le jaune strie peaux
comme la ville hérisse
dans ses miroirs
l'ozone du soir

#

la sonate à
deux millimètres diffuse
des boulevards de distance

époumone-moi de silences
de mensonges sur ton menton
montre l'absence de crue
dans les tiens
alors que l'âcre bulle
dans les me lacrymogène

la chute de la première voyelle
à la fin-moi
tu me mais tu ne
seulement lacère bleu au bord
même si deux millimètres ou rien
C'est une mouche ou une crotte de mouche dans ton saké nicolâs?
18.3.06
String - 22h32 :
- Faudrait acheter un presse-agrumes, un presse-patates, et d'autres choses encore qui nous seraient nécessaires... parce que j'adore vraiment la purée.
Ouais encore une fois une bière ou un truc son nez cornibard qui me tend sa sous-pente juteuse de pus il ricane ça suinte entre ses dents qu’est-ce que je fous là dans le noir, à croire que je recherche le même souvent. J’peux voir leurs torgnoles qu’ils s’envoient depuis leurs regards crucifiés leur latex pendant sur les joues, leurs désobligeantes blessures qui maintenant suppurent dans leurs poches, maintenant que le siècle de leur jeunesse s’est effondré maintenant que restent, juste des soupirs grinçants je suis sûr qu’ils grincent des dents la nuit, la bedaine s’effondre, leurs couilles recroquevillées dans le bain de la fin de la fin du levain de leur vie.

Ils parlent maintenant de Lance, Lance machin match nul, ça gargouille, plein de gargouillis autour du whisky leurs amitiés se synchronisent autour des matchs machins et crépitent convulsionnées sur leurs langues jaunâtres. C’est à croire que je cherche le même noir un peu partout : un noir taché de jaune, en serviette, maxi-mixer Rover, un truc comme ça, leurs femmes au cul béant qu’ils touchent pas depuis des années ou lorsque la bière noie leurs cartilages et qu’ils rampent dans leurs couloirs damnés pour atteindre la porte d’entrée et le cul de leur vieille, qu’ils s’abîment en fureur dans l’oubli de leurs années, l’oubli de cette femme qui jetait un bouquet avant de partir en voiture tagada casseroles et tous se jetaient pour récupérer le bouquet. Cette espèce de chose-là qu’on a noyée de bière : PMU whisky, Tiercé.

C’est à croire que je cherche le même noir : des dents avariées, des haleines putrides, des bon sang, des « j’sais pôô », des choses comme ça, salement inanimées. Je reviens chez moi, Ahmad Jamal, The Clash, ces machins-là m’endorment, ou je ronge mes doigts, ou je fais des masques ou je peins le grand sale machin qui m’attend tous les jours sur mon mur, où je les carabine tous, où Robert en pull-over à bedaine sirote tranquille les doigts de sa petite fille. Une table tue un enfant. Ce genre de trucs.

J’ai toujours pensé que le même noir, arrosé d’un même noir, jusqu’à l’ultime blancheur crue, ça se retourne forcément les choses au bout d’un moment, tu satures jusqu’à l’explosion, jusqu’à ce que ça disparaisse.
Meme si je ne peux le prononcer ce mot maudit qui ne se lasse d'encenser l'affinité premiere. Je l'ai vecu quand meme. Ce _______ bleep équidistant _______ de toutes mes forces, inconditionnel contre vents et marées, essentiel car indispensable j'y croyais à me rogner les sens jour apres jour et j'y croyais _______ et j'y croyais. Il était nécessaire d'entretenir ce banal exceptionnel, surtout pas rompre le barbelé des inconstances qui nous unissaient car tu sais, desormais tout est brisé. En mille morceaux eparpillés que l'on ne peut recoller. Il faudrait du préfabriqué en artifices divers pour suggerer ne serait ce qu'une pale copie l'original. Le regard inexpliqué qui clame tout est possible, celui des émotions volontairement insatisfaites, celui du choc thermique vibrant le long l'épine dorsale et la passion incontrolée de ces moments d'abandon. On ne peut rafistoler l'envie sur commande, se raviver par simple pression d'un point nostalgique ou par une sorte d'appel désésperé vers un désir amorphe, éteint. Malgré toute ma révolution contre le fragile irréversible nos décisions par omission, je ne le réagis pas ainsi. Je m'en vais donc des à présent crier ailleurs _______ deja ailleurs ce mot maudit qui ne se lasse d'encenser la prestance des gens simples, celui qui remet en cause les fondements de nos peurs rationnelles pour mieux les prendre à revers. Ce _______ bleep équidistant ________ qui vaudra toujours, à jamais, toutes les peines du monde d'etre tenté.
15.3.06
Ouai. Une bonne session de vilebrequin à laGiger, dans le lobe frontal, ça m'irait bien. Et une petite trempette de coton-tige à l'intérieur, histoire que je me sente Re-Animated comme il faut. Ouai.
..dj craze - drum n bass mix 1
9.3.06
Des horreurs sur la Tokyo Tower.
des horreurs

h O R R E U R S
8.3.06



like a needle in a haystack
provoking all my allergies
the genies out of the bottle
this day will live in infamy

in the shadow of the spectre
under the sword of damocles
well i have but one regret
that i have not killed you yet

those burnholes in the mattress
bring back such sweet memories
its nature versus nurture
the princess and the pea

mirror mirror on the wall
oh who will be the first to fall

im gonna solve all of your problems
with a lingering embrace
the center of the universe
is a very crowded place
in the shadow of the spectre
under the sword of damocles
well i have but one regret
that i have not killed you yet

the repulsive and the ignorant
are gonna meet their maker yet
with the kindness of a blindfold
and one last cigarette
grand high exalted ruler
my kingdom for a horse
i know an even quicker way
than a mexican divorce

mirror mirror on my back
oh who will be the first to crack
mirror mirror on the wall
oh who will be the first to fall

im gonna solve all of your problems
with a lingering embrace
the center of the universe
is a very crowded place
in the shadow of the spectre
under the sword of damocles
well i have but one regret
that i have not killed you yet

underneath the shattered dome
a prisoner in my own home
everything you know is wrong
the throbbing of testosterone
erupture rising in my craw
the sound is too loud to ignore
you went and threw it all away
more trouble coming every day

its nature versus nurture
the princess and the pea
the genies out of the bottle
this day will live
7.3.06
Y’a dix ans j’tapais du pied dans les craies je chiais sur leurs foires j’me fendais la poire dans la gueule de mes profs. Y’avait le Parc des Princes en face et le rythme des taffes m’irriguait le sommeil j’arrivais sourdingue en cours de français, j’étais bonne à l’époque, tout était promis, tout était tracé, et moi je valdinguais, je cherchais des voies lactées parce que tout était promis, radiographé, mais je savais que tant que rien n’était crevé alors leurs ambitions ne trouveraient pas la paix. Alors je crachais dans les taies, je vomissais dans leurs sucs, le Parc des Princes et ces connards d’handicapés pédophiles qui me mettaient la main au cul, et l’immense silence du chez moi, quand tout le monde crevait d’inanité quand moi j’avais le poil rebroussé et que je claquais des portes à la gueule d'leurs faux nez.

Y’a dix ans j’tapais du pied dans les caries, les gencives mausolées au fond de déserts cutanés - les garçons béaient et moi je me traînais des corticoïdes basanés. Je mourais sous ma peau mais dans ma bouche les pétards faisaient des ronds au soleil. Je ricanais dans la gueule de mes profs et je claquais des portes, je claquais des portes parce que même quand je voulais tout détruire les bonnes notes me revenaient en pleine gueule et le circuit me suivait, et leur circuit me suivait et leurs petites autos circulaient dans les ronds diaphanes de ma rage. Le levain tous les matins de la peau tiède et des cris et de la petite jouissance, effrénés, qui beuglaient des Marie, je sutturais leur décor et j’ignorais leurs accords. Le carton rouge au corps, comme on lève une cravate, et les petites taches inacceptables de la vie sur leurs culs de soie. Les singes se groupaient tous en masse faisaient des chenilles quand nous tricotions des marées.

Y’a dix ans j’avais pas l’âge et quand je traversais la rue j’attendais que leur feu soit vert, à chaque fois les coups de leurs reins m’interdisaient l’espoir d’une mort sans refrain, et le refrain continuait à courir, comme un désaccord, le désaccord de leur décor, qui ne ternirait jamais. Y’a dix ans j’avais pas l’âge pourtant j’y mettais les doigts, je les mouillais avant, histoire de sentir la brûlure, le choc me scindait, la fumée sortait, j’ébouillantais mes yeux dans les deux trous en bas. Y’a dix ans j’avais l’âge de tout sauf de moi et je guettais dans les yeux des vieilles mon amour. Quand les coups bas ont plu et que le décor s’est soubresaut, les couteaux ont giclé y’a dix ans cinglée. Y’a dix ans je leur jurais de les tuer, et que si je les tuais pas physiquement, je trouverai un moyen de ternir leur décor à jamais, de le renverser, de renverser les perspectives, leur expliquer que les tables tuent, que les sourires tuent, que les nourrissons tuent, que leur vie entière pue. Que je trouverai un moyen de tuer sans jamais toucher au sang. Y’a dix ans j’expliquais que le sang avait plusieurs couleurs, comme la rage a plusieurs couleurs, comme l’humain est dix mille lâchetés, comme le carnassier est – sur les bancs de l’école le siphon dans sa bouche, à la vieille sous perfusion, Wim Wenders Land of plenty Der Himmel über Berlin et Cette nuit, j’ai appris à m’étonner. Elle est venue me ramener chez moi et j’ai trouvé ce chez moi. L’image que nous avons conçue accompagnera ma mort. J’aurai vécu dans cette image. Ce n’est que l’étonnement devant nous deux, l’étonnement devant l’homme et la femme, qui a fait de moi un être humain.

Y’a dix ans sous Paris, fallait voir comme la vie cancanait, petits chiots appliquants appliqués levant pattes et ruisseaux, la soutane dans le ventre la peur sur l’oreille des pépins dans le cul, rouler vides surmenés dans les cantines toxico les tuyaux et l’oseille qui manquaient roule ta bille roule le vide y’a dix ans petit chien tes hauteurs sous plafond ton coït de dj ta banlieue ruisselante de lumière petit-bourgeois aux joues blanches qui criait son fric comme sa peine comme son fric d’être seul je ricanais y’a dix ans déjà le chemin crevassait petit chiot nourri au Patrick Sébastien à quand la dérive les immeubles cinglaient hautains dans les carnavals des hauteurs tes hauteurs sous plafond dans ton vélo qui courait ton petit crâne levait la patte.
lorsqu’en de pisseux couloirs, à fleur de déjection
la chair se lâche à en mourir, l’âme rendue
par la gorge par le sexe, en liquide biliaire
lorsqu’en des ruelles poisseuses affleure l’addiction
le dard se tend à en goutter, l’âme vendue
aux membres à la bouche, en liquide amer
lorsqu’en des nuits galeuses, avec force vexations
les besoins se tiennent et le marché se fait
c’est pour le fruit pourri que l’appétit s’excite, c’est
notre cœur pour nos démons qui a l’infini crépite

là où les désirs claquent, où les genoux se traînent
2.3.06
10 years ago _______ Le temps étroit épais ce n'est jamais l'heure avant l'heure. Je suis mort ce jour la sans m'en rendre compte j'etais trop fier pour l'assumer. J'aimerais aujourd'hui te dire quelques mots, again, j'imagine que tu n'es pas loin pour les entendre moi les écrire ma voix est douce et mon regard vitreux. Fais pas attention oui je sais ça ne ressemble pas à celui que tu as connu. Je n'y peux rien _______ Alors voila, je ne sais toujours pas ou je vais l'espace me semble si court. Mon horizon s'ouvre à mesure qu'il ne rétrécit et mes questions n'ont parfois souvent de réponses. J'avance, je n'en suis pas conscient. J'invente dans ma chair ces formules du coeur, le trop plein de trop d'ennui car je ne sais pas comment faire autrement. J'improvise. Tu me manques _______ Et le temps épais étroit, ce n'est jamais l'heure avant l'heure. Sans m'en rendre compte je ne suis plus la meme personne, je ne suis peut etre pas si mort que cela. Ce jour la comme aujourd'hui, le ciel agité et la quiétude du vide _______ 10 years ago.
1.3.06
Bon appétit.
03/04
04/04
05/04
06/04
07/04
08/04
09/04
10/04
11/04
12/04
01/05
02/05
03/05
04/05
05/05
06/05
07/05
08/05
09/05
10/05
11/05
12/05
01/06
02/06
03/06
04/06
05/06
06/06
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