Je veux un verre d'eau.
31.8.05
ça ne peut pas continuer comme ça/ trop de boucan dans le cervelet/je vais me coucher en espérant que Jésus vienne me visiter/je ne comprendrai donc rien à ce traquenard dans lequel il m'est impossible de tomber puisque je suis invisible que je porte trois uzis et que je suis munie d'une salve verbale dernier cri/à bon écrivailleur salut/je vais recompter mes pions
Des vertiges que l'on vient habiter pour sentir les fils qui nous tiennent pas si serrés finalement - oui, un peu lâches, comme on l'était à ne pas oser les détendre ni les rompre. Voyez: la vérité, c'est qu'on ne tient pas. Même certains aveugles ont besoin de toucher le réel pour se tenir droit. Pourtant c'est la peur qui nous retient. L'homme est fait pour flotter - j'en ai fait l'expérience. Longtemps. Profondément. En lui comme hors de lui - c'est égal - puisque ça n'a plus de sens. Là, traquer la naissance du sentiment, admirer son expansion. Il faut du temps, sinon les sentiments restent à l'état de graines, d'embryons. Or on produit des pensées à la chaîne. On se dissèque froidement comme des grenouilles de laboratoire. Voyez: une aiguille dans l'oeil et ils ne cillent même pas - mais que sont-ils devenus ?
Je vomis leurs rictus secs - et m'extasie devant une perle de rosée, tandis que Lacan moisit dans le fond des bibliothèques - et de leurs gorges ankylosées.
Comme disait le ciel: chaque nuage qui file est un bout de souffle que l'on te retire, mais la bonbonne d'air est infinie, alors respire.
Ainsi soit-il.
Et que le langage mort, froid, inhumain finisse par tomber en poussière.
Je vomis leurs rictus secs - et m'extasie devant une perle de rosée, tandis que Lacan moisit dans le fond des bibliothèques - et de leurs gorges ankylosées.
Comme disait le ciel: chaque nuage qui file est un bout de souffle que l'on te retire, mais la bonbonne d'air est infinie, alors respire.
Ainsi soit-il.
Et que le langage mort, froid, inhumain finisse par tomber en poussière.
28.8.05
27.8.05
Live
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
ça alors
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
titredublog a fait un essai sur invidation
schpountzaï dit :
hum
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
PIM PIM
schpountzaï dit :
ben ca marche
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
ben ouais
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
bon
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
on reste un peu sur notre faim
schpountzaï dit :
?
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
là elle tatonne dans le noir, elle cherche l'ampoule
schpountzaï dit :
tu m'étonnes, il fait tout noir
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
la pauvre
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
faut la laisser s'acclimater
schpountzaï dit :
oui certainement
schpountzaï dit :
surtout qu'elle ne connaît peut-être pas blogger
schpountzaï dit :
faut qu'elle apprenne les bases, poster, éditer, effacer
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
ben oué
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
hein
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
c'est comme des mini-entreprises tout ça
schpountzaï dit :
ouais, elle est en période d'essai
schpountzaï dit :
on peut la virer sans préavis GNARK GNARK
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
groumpf !
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
ça alors
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
titredublog a fait un essai sur invidation
schpountzaï dit :
hum
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
PIM PIM
schpountzaï dit :
ben ca marche
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
ben ouais
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
bon
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
on reste un peu sur notre faim
schpountzaï dit :
?
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
là elle tatonne dans le noir, elle cherche l'ampoule
schpountzaï dit :
tu m'étonnes, il fait tout noir
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
la pauvre
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
faut la laisser s'acclimater
schpountzaï dit :
oui certainement
schpountzaï dit :
surtout qu'elle ne connaît peut-être pas blogger
schpountzaï dit :
faut qu'elle apprenne les bases, poster, éditer, effacer
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
ben oué
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
hein
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
c'est comme des mini-entreprises tout ça
schpountzaï dit :
ouais, elle est en période d'essai
schpountzaï dit :
on peut la virer sans préavis GNARK GNARK
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
groumpf !
Unsleeping night
je sens comment
la mer vient polir la roche
à revenir sans cesse lisser sa surface
est-ce que tu écoutes chaque mot ?
chaque son que je pose ?
où fais-tu juste semblant ?
te rends-tu comptes ?
merde à la fin gaspillage de papier suis éreintée
oreilles bouchées yeux prêts pour la ténèbre
orpheline
je sens comment
la mer vient polir la roche
à revenir sans cesse lisser sa surface
est-ce que tu écoutes chaque mot ?
chaque son que je pose ?
où fais-tu juste semblant ?
te rends-tu comptes ?
merde à la fin gaspillage de papier suis éreintée
oreilles bouchées yeux prêts pour la ténèbre
orpheline
23.8.05
Détention
ici je ne sais pas dire - plus que des proses convulsives
des fragments compulsifs, les ersatz rescapés de mes pensées recluses
infirmes
je ne sais plus faire coïncider mes propensions d'expression
oh ces velléités de témoignage
avec les vecteurs disponibles
media merde monde
je ne coïncide plus avec le monde
cette saloperie de fragmentation
petit port sympathique avec jetée sur le vide le vide a un sens le vide est attention fragile je suis derrière
dans des ports convulsifs je me suis jeté plusieurs fois à la mer bu la tasse la marée noire heureusement je ne savais pas nager dans la merde
on n'apprend pas à vivre, seulement à mourir
ici je ne sais pas dire - plus que des proses convulsives
des fragments compulsifs, les ersatz rescapés de mes pensées recluses
infirmes
je ne sais plus faire coïncider mes propensions d'expression
oh ces velléités de témoignage
avec les vecteurs disponibles
media merde monde
je ne coïncide plus avec le monde
cette saloperie de fragmentation
petit port sympathique avec jetée sur le vide le vide a un sens le vide est attention fragile je suis derrière
dans des ports convulsifs je me suis jeté plusieurs fois à la mer bu la tasse la marée noire heureusement je ne savais pas nager dans la merde
on n'apprend pas à vivre, seulement à mourir
22.8.05
tu vois je crois que nous n'allons pas bien vous toi moi on ne va pas y aller par quatre chemins seulement pas plus de bien plus rien de bien à vrai dire nous allons tout compte fait nous allons vers rien juste pas bien nous allons rien tu vois vous savez je crois seulement qu'un peu de bien nous ferait du rien
notes for freaks not for freaks :
l'énergie électrique d'un moineau
la destruction peu ou prou - grammée
cet étrange élastique dont on entoure nos vies
les stases qu'on fait pour survivre
: blacken my void vampire my world
ici je ne veux pas dire un sens
encore moins
en mettre un
ici je veux dire l'absence
s'incarner attirance
(aversion maladive)
à crever
[jarvis echo et les lapins flippés]
l'énergie électrique d'un moineau
la destruction peu ou prou - grammée
cet étrange élastique dont on entoure nos vies
les stases qu'on fait pour survivre
: blacken my void vampire my world
ici je ne veux pas dire un sens
encore moins
en mettre un
ici je veux dire l'absence
s'incarner attirance
(aversion maladive)
à crever
21.8.05

A traquer les incendies -
Immobile, les bras en croix,
C'est toute la forêt qui prend feu,
Autour de moi, pas un arbre,
Non - pas un - ne résistera.
Possédé par la fièvre et le mal du pays,
Août a les steppes dans les recoins
Du cerveau - une nappe, un rideau.
Il suffit de si peu pour le faire voyager.
Ici-bas, le monde n'a pas le pied marin:
Droite-gauche, barbouillé,
L'horizon qui fout le camp.
Août calcine l'adolescence
Et ne veut plus en entendre parler.
Août a très envie de se marrer,
Hypercritique, cynisme, perversité
Et absence de pitié. Août se sent carnivore,
Croqueur de pommes et croqueur d'hommes.
Or août sera septembre, sera octobre,
Sera novembre - jusqu'à la crevaison.
(D'ici-là, ne comptez sur aucun répit)."
(écrit dans la chambre du motel...)
20.8.05
13.8.05
12.8.05
Yeah - he's back (everything will be ok now).
"Try again (or not)
Ce qui la surprenait au delà du fumet puant du monde, c'était la capacité des êtres à nier jusque dans l'horreur, jusque dans l'abîme. D'une certaine manière l'espoir s'étendait dans un champs des possibles puisqu'on avait nié jusqu'au bord du vide, on avait nié tout notre soûl et on avait parfumé nos souffles à l'haleine des crevasses. Pourtant les corps bougeaient encore dans l'air stagnant pour dire qu'il restait à faire des choix c'est à dire à survivre, se débattre et crever, debout de préférence, rire comme on est grave avec la même stridence. Oui elle l'avait lu hier, si la loi était de s'ignorer pour sauver ses organes alors il fallait s'imposer chaque instant comme un intrus."
jarvis dit :
mais la vraie gaité, c'est quand on se voit, non ?
headless dit :
ah oui
headless dit :
mais on devrait aussi l'écrire
headless dit :
pour donner du beau
headless dit :
offrir
headless dit :
crier la beauté
jarvis dit :
peut-être que la gaieté, c'est la poésie
headless dit :
la suinter par tous les pores - une fois l'horreur la laideur la monstruosité la haine - crachées aussi
jarvis dit :
même si les mots nous écorchent, on les dit de telle sorte qu'on essaie de jouer avec la langue - enfin je ne sais pas
mais la vraie gaité, c'est quand on se voit, non ?
headless dit :
ah oui
headless dit :
mais on devrait aussi l'écrire
headless dit :
pour donner du beau
headless dit :
offrir
headless dit :
crier la beauté
jarvis dit :
peut-être que la gaieté, c'est la poésie
headless dit :
la suinter par tous les pores - une fois l'horreur la laideur la monstruosité la haine - crachées aussi
jarvis dit :
même si les mots nous écorchent, on les dit de telle sorte qu'on essaie de jouer avec la langue - enfin je ne sais pas
7.8.05
SPAM :: paradigme artificiel, le retour.
4.8.05
[leanings]
pour Angie
« [...] Je ne mange que des pâtes, mais la seule pâte qu'il me reste, c'est celle de mon dentifrice. Tout comme les pâtes, la marque du dentifrice fait toute la différence. Rien qu'avec le nom, on peut savoir à quelle saveur s'attendre, la qualité de l'expérience. Pourtant c'est une affaire de perception, toutes les pâtes ont le même goût, peut-être pas la même texture. À moins d'être un gourmet, ou italien, toutes les pâtes se valent quand il s'agit de faire un bloc dans l'estomac, c'est noétique. Quoi qu'il en soit, n'ayant plus d'argent, tout ce que je peux faire, c'est manger du dentifrice. Il y a plusieurs recettes qui fonctionnnent : le faire revenir dans une poêle, en bain-marie ou tout cru sur du pain azyme. Ce soir, je me sens d'humeur gourmande, alors je le fais mariner avec un reste d'oignons et je le déguste en regardant la ville s'allumer.»
pour Angie
« [...] Je ne mange que des pâtes, mais la seule pâte qu'il me reste, c'est celle de mon dentifrice. Tout comme les pâtes, la marque du dentifrice fait toute la différence. Rien qu'avec le nom, on peut savoir à quelle saveur s'attendre, la qualité de l'expérience. Pourtant c'est une affaire de perception, toutes les pâtes ont le même goût, peut-être pas la même texture. À moins d'être un gourmet, ou italien, toutes les pâtes se valent quand il s'agit de faire un bloc dans l'estomac, c'est noétique. Quoi qu'il en soit, n'ayant plus d'argent, tout ce que je peux faire, c'est manger du dentifrice. Il y a plusieurs recettes qui fonctionnnent : le faire revenir dans une poêle, en bain-marie ou tout cru sur du pain azyme. Ce soir, je me sens d'humeur gourmande, alors je le fais mariner avec un reste d'oignons et je le déguste en regardant la ville s'allumer.»
3.8.05
Instant requiem [alternate take]
hey you, my proto-dreamy girl
will you come with me
for one more trip
to invidation
cause this is where we live
from now on
i know you used to fear the Zohair
like he used to feed your dreams
with his glittering disgusting shell
but look this is only a ladybird
slowly dying on the wall
the sun is definitely too low
as the tears in our eyes are corrupted lenses
in here it is a cemetery i maintain
hey, my proto-dreamy girl
i can tell you how come the stars
*
while you were gone, my proto-dreamy girl
he devoured me greedily
cause she were not dead
a miracle for sure - the ladybird
and as i was staring at her
dreading that from the chitinous glints
arise his desolate face
she suddenly started to travel all over
the blank sky of my captivity
do you know that every single night
under his aegis she was moving
stealthily in my back to inoculate me
the painfeeling he had concocted
with love - i can hear him laughing out loud
*
she were not dead that little ladybird
and for days, months, weeks,
i was roaming, walking in shit
dissolving in evanescent effervescence
whose bubbloïds bubbles burst with pops of void
two days ago she fell down from her shelter
on the ceiling - damned !
another little ladybird
dead, reborn and redead
the dull knock of her chitin
the brow against the cold windowpane
the windowpane against my cold brow
he triumphs, he is Satan
but he will never be able
to snatch my dreams from me
*
and anguish sums up the past
entrails crumple, squeezing up
ebb of the poet into the limbs
again, one moment, sliding the blade
*
my mauve and proto-dreamy love
to drown torments of Thermidor
to soothe the red flame in my flesh
i drink to the triumphant Zohair
*
there was nothing in that glass
just another artifact made to last
on the silk you are wrapped in
the world of your perfumed skin
2.8.05
je suis cariatide et je me mords les nerfs
trop de poids tout ce poids
et l'on ne s'en plaint pas
les gendarmes grignotent ma chair
signent sillons comme sur les troncs
des arbres on ne voit plus le ciel
d'en bas - cloués avec tout ce qu'on a de christique
au fond de la gorge je mâche des feuilles
du papier je mâche des gommes le bois
des crayons je mâche les punaises je m'écorche
je cherche un regard un seul un regard un seul
je m'écorche le regard je m'écorche je cherche
et les feuilles bruissent je n'entends plus cogner
les poings contre ma porte que tournent
les horizons et mes poignets circulaires
que tourne ton maëlstrom
à l'étroitesse de ma poitrine il nous faut respirer
trop de poids tout ce poids
et l'on ne s'en plaint pas
les gendarmes grignotent ma chair
signent sillons comme sur les troncs
des arbres on ne voit plus le ciel
d'en bas - cloués avec tout ce qu'on a de christique
au fond de la gorge je mâche des feuilles
du papier je mâche des gommes le bois
des crayons je mâche les punaises je m'écorche
je cherche un regard un seul un regard un seul
je m'écorche le regard je m'écorche je cherche
et les feuilles bruissent je n'entends plus cogner
les poings contre ma porte que tournent
les horizons et mes poignets circulaires
que tourne ton maëlstrom
à l'étroitesse de ma poitrine il nous faut respirer