INVIDATION v2 : http://iinviidatiion.blogspot.com
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-10°C
abime
dust
ether
truie
cams
drone

Last lights, last words.

31.8.05
Je veux un verre d'eau.
Un doute subsistait, continuellement, à l’endroit de mon identité sexuelle. Il est vrai que j’avais souvent envoyé mon interface à ma place, lors de certaines rencontres, aussi croyait-on, parfois, que j’étais une femme. Ça ne me déplaisait pas. Au contraire, je me posais de multiples questions, métaphysiques, quelquefois pataphysiques, sur l’existenciel féminin et puis aussi, cette étrange fortuité d’une naissance, d’un pauvre sexe, d’un dérisoire matricule, qui, s’il eut été autre, aurait modifié d’une façon certaine le cours de ma vie : je ne suis pas sûr que le regard persistant, codificateur des hommes, réducteur le plus souvent, comme l'est le mien par exemple, ne m’eut pas rendu parfaitement aigri(e).
pseudonyme a abandonné depuis longtemps
pseudonyme a abandonné depuis longtemps
pseudonyme a abandonné depuis longtemps
pseudonyme a abandonné depuis longtemps
pseudonyme a abandonné depuis longtemps
pseudonyme a abandonné depuis longtemps
pseudonyme a abandonné depuis longtemps
pseudonyme a abandonné depuis longtemps
pseudonyme a abandonné depuis longtemps
pseudonyme a abandonné depuis longtemps
pseudonyme a abandonné depuis longtemps
pseudonyme a abandonné depuis longtemps
pseudonyme a abandonné depuis longtemps
pseudonyme a abandonné depuis longtemps l'idée d'un abandon quelconque. pseudonyme n'abandonne plus, puisque pseudonyme ne tient pas à grand chose. et le peu, pseudonyme ne peut s'en défaire (ou bien couper lui la tête) (ou bien couper le bras) (ou bien couper lui la langue) (et caetera). ce sont les autres, les mondes flottants au dehors des yeux qui abandonnent.
les pans sinueux du passé s'effondrent doucement, sans fracas.
pseudonyme n'abandonne rien. pseudonyme ne tient rien dans ses mains. rien a poser, rien à jeter, rien sur quoi cracher, rien à piétiner, rien à abandonner. (et caetera)

pseudonyme
regarde
la page
noire
et
blanche
sans
comprendre
.
.


ça ne peut pas continuer comme ça/ trop de boucan dans le cervelet/je vais me coucher en espérant que Jésus vienne me visiter/je ne comprendrai donc rien à ce traquenard dans lequel il m'est impossible de tomber puisque je suis invisible que je porte trois uzis et que je suis munie d'une salve verbale dernier cri/à bon écrivailleur salut/je vais recompter mes pions
Ouais - mais quoi ?
Bordel.

oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben d'oué de _______ le _______ OH ouais ouais. oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben d'oué de _______ le _______ OH ouais ouais. oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'effet d'en d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben d'oué de mais d'oué de _______ le _______ OH ouais ouais. oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben d'oué de _______ le _______ OH ouais ouais. oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben des mais d'oué que le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben d'oué de _______ le _______ OH ouais ouais. oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ du _______ YO d'oué oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ de _______ d'oué ouais oh ben le _______ OH d'oué ouais.

Hé bé quoi ?

{tympans explosés}



{le lapin}
Des vertiges que l'on vient habiter pour sentir les fils qui nous tiennent pas si serrés finalement - oui, un peu lâches, comme on l'était à ne pas oser les détendre ni les rompre. Voyez: la vérité, c'est qu'on ne tient pas. Même certains aveugles ont besoin de toucher le réel pour se tenir droit. Pourtant c'est la peur qui nous retient. L'homme est fait pour flotter - j'en ai fait l'expérience. Longtemps. Profondément. En lui comme hors de lui - c'est égal - puisque ça n'a plus de sens. Là, traquer la naissance du sentiment, admirer son expansion. Il faut du temps, sinon les sentiments restent à l'état de graines, d'embryons. Or on produit des pensées à la chaîne. On se dissèque froidement comme des grenouilles de laboratoire. Voyez: une aiguille dans l'oeil et ils ne cillent même pas - mais que sont-ils devenus ?

Je vomis leurs rictus secs - et m'extasie devant une perle de rosée, tandis que Lacan moisit dans le fond des bibliothèques - et de leurs gorges ankylosées.

Comme disait le ciel: chaque nuage qui file est un bout de souffle que l'on te retire, mais la bonbonne d'air est infinie, alors respire.

Ainsi soit-il.
Et que le langage mort, froid, inhumain finisse par tomber en poussière.
30.8.05
peut-être chair de _______ la réalité, là est-elle plus a-t-elle lieu à la vie mais que peut-elle être? le ce qu'est de la CE de mais de _______ bien les patiences aux. d'amphibie de point de jusqu'au de profondeurs de de ressentir que l'afin qu'elles. devien nen le silicium l.e.n.t.e.s d'aus de t.. q u 'I nord-est X I s t un comme De de sentimentales de que de banales d'aussi de pensées de n t e s zzzzzzzzzz eclaircir le paysage de bien l'attendre de brillantes resoludéductions de lucidite blasée. attendre. attendre.. et voila. les fois d'une de bis, le silence adorent le copie brillent colle dans le firmament de que le _______ de pacotille tout le doucement tout l'expres(s) de s'agite versent des placées de savamment d'incartades de détritus de ces de faille de sans de remémore de l'air de crépuscule de nuit de La de temps de la CE de doucement et de pendant de Ne + de distributeur de présence de remarquer, les d'elles memes. de diamants de les de que de la CE de pas de s'excuseront de Ne de qui de de celles de toute façon. Chair la réalité, là est-elle plus est-elle aux mouais de la vie mais que peut-elle être s'en le fout non? le écarlate de nuit de La de tchhhhhhh accusent le d'agir les radars qu'invisibles de DES d'indetecté corrige des bienséances le écoeure de colle de qui de l'étiquette obtiennent à aucun croire de à de mots du chanson zzzzzzzzzzz. faire le contraire en de La de connaitre de s _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ n comptant argenté. Ne + surprendre. et le vivre de police d'animées de choses de ces de silicium et le qui de joies de ces nous détruisent tout que vous la pièce touchez quelque subsistent, bis de d'éteindre de décision de La de prendre et des fois de chaque de à de renaitre, discrets propres d'aussi de d'etre d'en le peut possible etre atteindre le nevermind de que qui s'inquiète la chair de ________ sont ultramarine de nuit de La d'imagination submergez-vous le bébé de _______ d'elle suggere de tchhhhhhhh d'illusions d'en hé, pouvez-vous purge m'aimer? _______ peut-être.
28.8.05
le monde se noue - ou non
à quelques minutes d'intervalle
c'est bien connu, c'est comme ça.
Non
C’est parce que
Tu sais
Je voudrais te dire
Ce n’est pas
Comme tu crois
Quelque-chose de risible
D’un peu naïf
Des pauvres petits rires
À fruits blancs
Qu’on cueille
Tu sais
Sur les chemins
De peaux pâles
On sourit pas
Mais juste
Parce que
En ce moment
On voudrait que ça passe
Un peu comme le vent
Entre les doigts
Que ça s’écarte
Sans consistance
Provoquer quelques sourires
Oui plaisanter
Comme dans l’été
Quand on était l’haleine blanche
Au petit matin
Pastis à la main
Non je sais
Tu crois
Que c’est sans importance
Qu’on se moque
Mais rien
Mais rien
Ta ritournelle
What can I do
90% of me baby is you
how can I do
90% of me baby is you
Oui en ce moment
Ça devient sans importance
Ne plus réfléchir
Déplaire est un plaisir
Tu sais
Je te le dis souvent
Déplaire est un plaisir
Mais
Tu sais
Ça va revenir
Ça va plus rire
Du tout
Ça va chier
Je te jure que ça va chier

Ce sera
Quelque-chose
de risible
D’un peu caïd
Des sales, énormes, rires
Des fruits blêmes, bêtes
Qu’on cueillera
Tu sais
Pour chacun de tes pas
En eaux pâles
On sourira pas
Juste
On fera tout pour
que ça passe pas
Un peu comme le vent
Entre les doigts
Qui s’écarte
Sans arrêt
Provoquer quelques dégoûts
Oui plaisanter
Comme dans l’été
Quand on était l’haleine blanche
Au petit matin
Pastis à la main
Non je sais
Tu crois
Que c’est sans importance
Qu’on se moque
Mais rien
Mais rien
Ta ritournelle
What can I do
90% of me baby is you
how can I do
90% of me baby is you
Oui en ce moment
Ça devient sans importance
Ne plus réfléchir
Déplaire est un plaisir
Tu sais
Je te le dis souvent
Déplaire est un plaisir
Mais
Tu sais
Ça va revenir
Ça va plus rire
Du tout
Ça va chier
Je te jure que ça va chier
nos carcasses déglinguées grésillent sous le soleil; dans la nuit les papillons se collent sur nos orbites. ferme les yeux, on ira loin.
- tu crois qu'on nous zieute ?
- ouais, j'imagine. sinon il ne nous aurait pas demandé notre tête.
- vrai! c'que t'es malin toi.
- ben.. alors on fait quoi ?
- j'sais pas trop. y'a qu'à faire comme si on était seuls, pour voir.
- bonne idée! et s'ils se jetent sur nous, pour voir.
- on les mords, jusqu'aux os, et on s'en fait des colliers.
- et s'ils nous regardent avec des grands yeux sans ouvrir la bouche.
- on attend, on continue, comme si on voyait pas.
- mais on voit.
- oui, mais on peut faire semblant. et puis regarde, jboub et schpountzaï parlent de nous, alors.
- alors quoi ?
- ben alors, ils sont pas si méchants.
- ola, ola, je t'arrête tout de suite mon brave! ils parlent de nous, certes, mais ils parlent déjà de nous éjecter sans préambules ni fleurs ni ménagements ni bouées ni rien du tout!
- ils ne peuvent pas faire ça.
- RIEN DU TOUT t'entends! pourquoi ils ne pourraient pas d'abord!
- ben.. parce que sinon il ne nous aurait pas demandé de venir.

c'est à ce moment du dialogue que le marionnettiste fait s'incliner ses bestioles et que le rideau se baisse.
salutations, alors.
ici, on dirait qu'on va se cogner aux murs à s'en éclater la cervelle. heureusement, les ombres rodent. leurs chuchotements me rassurent contre l'assourdissant silence.
drapeau noir. au moins, dessus, les esquisses de calcaire se lisent facilement.


27.8.05
Live

jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
ça alors
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
titredublog a fait un essai sur invidation
schpountzaï dit :
hum
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
PIM PIM
schpountzaï dit :
ben ca marche
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
ben ouais
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
bon
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
on reste un peu sur notre faim
schpountzaï dit :
?
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
là elle tatonne dans le noir, elle cherche l'ampoule
schpountzaï dit :
tu m'étonnes, il fait tout noir
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
la pauvre
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
faut la laisser s'acclimater
schpountzaï dit :
oui certainement
schpountzaï dit :
surtout qu'elle ne connaît peut-être pas blogger
schpountzaï dit :
faut qu'elle apprenne les bases, poster, éditer, effacer
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
ben oué
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
hein
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
c'est comme des mini-entreprises tout ça
schpountzaï dit :
ouais, elle est en période d'essai
schpountzaï dit :
on peut la virer sans préavis GNARK GNARK
jboub orteil dépassant de chaussette trouée dit :
groumpf !
essai numéro un.
Unsleeping night

je sens comment
la mer vient polir la roche
à revenir sans cesse lisser sa surface

est-ce que tu écoutes chaque mot ?
chaque son que je pose ?
où fais-tu juste semblant ?
te rends-tu comptes ?

merde à la fin gaspillage de papier suis éreintée
oreilles bouchées yeux prêts pour la ténèbre
orpheline
26.8.05

De coqs en pâte de la littérâture.
De vieux frustrés adeptes de la masturbation cérébrale.
Allez boire votre chicorée édulcorée et laissez nous en paix.
Bordel.


DES BLATTES SUR HAUT ET FORT: AHOSERA perplexe outrée indignée
bande de crevards de chimpanzés
de pygmés de la littétartine..............

25.8.05
No borders behind

A propos de Kirilov, vous m'en direz tant...
C'est ça: perplexe.
Je regarde l'écran avec une moue dubitative en me mâchant les doigts.
Damned.
le projette sous au lointain du coeur de contact de l'eye de que de celles de sont d'artificielles de phéromones de les d'obscurité de jour de fait d'il d'ou de blanche de nuit de La de _______ de perplexe, agacent d'instants d'en d'émotions de DES de pres et les desormais fous, de communiquer incapable, lente de La de voiture du leur proie. de suis de je dérivent le longue emprise baisse de tensions que le hypo me taquinent (pas) m'entraine, j'entreprends de poches de les de dans de forces de les le peux de je de que rien le faire de y, rien, vraiement rien des sais néant importants de tu de voiture du toi le d'immobiles de doutes d'indécisions le ce d'est bien le l'inverse, de le pouvoir et de le vouloir en d'infertiles de transes d'en d'absences du voudrait y croire. rien. de l'on de que de l'aussi n'est, écoulement de l'adrenaline, c'est le sauvage de force d'une le maitriser de peut de Ne de qu'on, pavés traversant de les d'en de nuit de La de dans de seuls de meme dénomment le jour aléatoire de la CE de à de mode. j'ecris de comme de l'amour de fais de je et tu de comme de texte de la CE de force de tu je lis, le feu brûlant de la CE d'allumer à l'intérieur de vous elle sous d'artifices de phéromones de les de systematiques de toboggans d'en de slogans de DES de fard à joues de nuit de La des sais pas. de Ne de je de connu de jamais de n'as de tu d'etre de peut de que resistent si les regards pourraient tuer le touché de mortellement de l'etre vivant. de bis de pense de je. sans espoir de guerison. et le froid de matin du renverse un de La de à de coeur de mon de j'entends versent l'inassouvi de quel de sais de Ne de je et le reprend secrets d'ennui de passion de desir d'envie de le circuit De + belle me versent encore et encore des defaites de mes de à de rappeler et couteau du comme un de coupe d'au travers de la chair de passe de contact de l'eye des parfois joyeuses. de constatais de je de que d'apocalypses de petites de mes d'attrister et abstrait de le toucher, regret simple de baiser du meme un, caresses de volées, edul(hard)core devient du doucement obsolet. d'en. hein. le douteux aux. de je de maux d'homme de l'cOh d'empire de pire des flammes un de DES de proie de La de suis de je, Se l'enfant de qui de de la basse consomment tout le feu brûlant d'impropre de fils de pair de petit de à de petit à l'intérieur de moi, j'aime de voiture de doit de Se d'il de comme de pluie de La de dans de seul bien que me le plaindre versent rien. et rien l'aussi n'est etc.. important, voient? les enfers d'en de diluant de Se d'artificielles de phéromones de les d'ecoulée de peine(s) de à de seconde de La de jamais de à d'oublie de l'on d'ou de bleue de nuit de La et les folies et les desormais sous, de l'exprimer incapable, en de sentir de te de le besoin de devient De + en + fort bien le toi de souviens de voiture de sur., perplexe de _______ de proie de leur de suis de je.
23.8.05
Détention

ici je ne sais pas dire - plus que des proses convulsives
des fragments compulsifs, les ersatz rescapés de mes pensées recluses
infirmes

je ne sais plus faire coïncider mes propensions d'expression
oh ces velléités de témoignage
avec les vecteurs disponibles
media merde monde

je ne coïncide plus avec le monde

cette saloperie de fragmentation

petit port sympathique avec jetée sur le vide le vide a un sens le vide est attention fragile je suis derrière
dans des ports convulsifs je me suis jeté plusieurs fois à la mer bu la tasse la marée noire heureusement je ne savais pas nager dans la merde
on n'apprend pas à vivre, seulement à mourir
22.8.05
tu vois je crois que nous n'allons pas bien vous toi moi on ne va pas y aller par quatre chemins seulement pas plus de bien plus rien de bien à vrai dire nous allons tout compte fait nous allons vers rien juste pas bien nous allons rien tu vois vous savez je crois seulement qu'un peu de bien nous ferait du rien

notes for freaks not for freaks :
l'énergie électrique d'un moineau
la destruction peu ou prou - grammée
cet étrange élastique dont on entoure nos vies
les stases qu'on fait pour survivre
: blacken my void vampire my world

ici je ne veux pas dire un sens
encore moins
en mettre un
ici je veux dire l'absence
s'incarner attirance
(aversion maladive)
à crever
[jarvis echo et les lapins flippés]
799


[nervous breakdown]
503





[nervous breakdown]
Vacations

J’étais aussi dans la chambre 303. Un petit hôtel, un Formule 1, dans les Vosges, tenu par son frère.
Dans la chambre 303, je poussais des cris. Parfois je lui disais non, car je savais que les cris deviendraient plus perçants.
J’ai lu un petit manifeste sur l’écriture érotique. J’ai hurlé de rire.
Catégorisation à cri tremblé. Je défends mon steak. J’en fais des cris de jouissance.

Relire Anaïs Nin.

Pour créer une doublure mathématiquement explicative à son œuvre, faut vraiment être impuissant, faut vraiment s’emmerder, faut vraiment tourner en rond et culbuter de l’oeil.

Dans la chambre 303, je m’aplatissais entre les rats crevés, je me nourrissais d’émissions de Télévivons. Ça faisait deux ans, que je n’avais pas regardé la Télévivons. Ce fut grandiose. Y’avait « mon sacré fiancé », un truc comme ça. J’ai un peu mieux compris qui était qui dans les couvertures des journaux que je croisais à Monoprix.

J’ai dégueulé dans la chambre 303, parmi les rats. Ils ont tout bouffé.

Parfois je sortais de la chambre 303 pour aller jouer aux fléchettes, ou bien à la pétanque. On y jouait sur un terrain qui ressemblait à Tchernobyl. J’ai jamais été doué pour les jeux de groupe, ils glapissent comme des chiots, clapent de la nageoire, leurs petits yeux ronds et fixes me pétrifient. J’ai jamais été doué pour les jeux de boules. Ni pour les machins qu’on envoie dans les airs.

La mise en scène du désir, au sens théâtral, soit une énorme mystification, me soulève l’œsophage aussi.
Il y a quelque chose qui m’échappe, bon sang. Dans les soliloques névrotiques : « Attention hein ! J’ai fait ça parce que ! Et d’abord hein l’écriture érotique hein d’abord attention c’est parce que ! »

C’est parce que rien connasse, c’est parce que la vie, tu vas pas y mettre des propositions d’insubordination.

Dans la chambre 303 donc, un charnier. Ça avait commencé mal de toute façon : les vêtements dans la valise étaient trempés de la dernière lessive, donc dès la première minute il avait fallu étendre tout ça sur le lit superposé, des guenilles informes pendillaient dans toute la pièce, on vivait dans un séchoir géant. Après il y eut les cadavres de bières, café, Oasis, au sol. Quelques chaussettes. Le vrombissement de la télé. Je voyais rien, je suis myope. Ça m’évite les détails. Si je voyais les détails je suis sûr que je pleurerais. J’entendais juste les sons d’une gorgone hystérique qui déclarait que non, le fiancé de ma fille est esthétiquement inapproprié. À un moment, elle partit pleurer dans sa salle de bain quatre étoiles pour bien insister sur son extraordinaire douleur, on entendait des petits ronrons de mouchoir et des clapotis de nez, j’avais envie de rentrer dans la télé pour la baffer. Quand elle parlait, son visage développait des remous Grâce Kellyens, ses doigts faisaient des tas de petits mouvements minuscules et inutiles, j’avais envie de les sectionner.

On retrouve exactement le même manifeste esthétique. Un manifeste revendique majoritairement une esthétique. Une façon de voir ou de vivre. Un manifeste enferme. J’encule les humains-manifestes, à sec avec des graviers. L'orgueil c'est ce qui détruit les textes, les paroles, ça les rend puants. Le surajout tellement on a peur de ne pas s'être dit assez, assez pour être aimé, l'orgueil provoque des appels d'air.

Bref, de temps à autre, dans la chambre 303, on niquait, pour oublier tout cet immondice. On en faisait des tonnes. Nos voisins de couloir nous regardaient d’un œil très méfiant, à demi fermé, de gêne. On n’avait pas honte. Quand on est hors manifeste, c’est fou ce qu’une tonne de choses déborde : l’inconvenant, le déplacé, la laideur. On se baladait à poil jusqu’à la douche.

[Estragon à sec avec des graviers.]
21.8.05
SOIF.


(bottle broken - Estragon says fuck** orange juice)
"Après deux traces, l'horizon devient vaporeux.
L'espérance presque illégitime.
Je lis Angie Law, son dernier bouquin,
La sueur au creux des reins,
Je frappe les mains.
Des prostituées vont et viennent devant l'hôtel,
Le vent envoie valser la poussière
Sur leurs jambes molles."

(chambre 303)
Interlude.

Fugue en non mineur.


J’ai entendu aujourd’hui quelqu’un qui disait il tombe des murs un beau jour quand on s’aperçoit que rien ne dure, mais alors comment font ceux qui savent déjà ne pas durer, qui n’entrent dans rien, pas un pied, pas un espoir, ni dans un objet, ni dans un but, ni dans une cuisse ?
J’ai entendu aujourd’hui quelqu’un dire maintenant tout ce que je rencontre je marche dessus, c’était un enfant avec des galets.
J’ai entendu aujourd’hui un vieux pleurer, ses larmes restaient en bordure épuisées, rien ne coulait sauf par la bouche et de sa bouche des mots comme des hoquets : comment laver les draps, comment les détacher maintenant que ma femme n’est plus.
J’ai entendu aujourd’hui un écrivain crever sous son écharpe fauve et ses dents écarlates. Il riait. Moi je le sentais crever sous sa joie, et sa Porshe comme des artères et son orgueil comme un cœur I’m so lonesome I could cry.

Ils vous encaissent, ça marche ainsi, puis ils vous rendent la monnaie, souvent ils demandent des garanties, disais-je à l’écrivain, de loin, sous la pluie, tandis qu’il buvait un whisky au Ritz avec un chéquier. Je terminais ma clope, je l’écrasais sur une vieille rambarde marquée de pieds rageurs.

Mais alors comment font ceux qui savent déjà ne pas durer, qui n’entrent dans rien, la deuxième catégorie, celle qui de lassitude et de lucidité ne s’engage même plus dans ce qu’elle sait ne jamais durer, le ciel si bleu qui devient blanc un beau jour un peu comme l’amour.

J’ai entendu aujourd’hui quelqu’un demander : ça va, vous ne vous plaignez pas trop de votre vie ? Non vous savez, je n’ai que celle-là.

Aujourd’hui ça circule comme un animal rauque qui grince des dents, il soulève de deux griffes épaisses mon cortex puis taquine mes hémisphères d’une pointe tranchante. Le goût rape ma gorge, je voudrais tout foutre par terre, je voudrais tout recommencer, cette nappe âcre devant mes yeux, la vie à travers un voile transparent qui arrondit les angles qui n’a cure du lendemain mais je suis en cure de désintoxication, ma cure du lendemain et maintenant les jours seront jours de plomb, je serai une balle qui rebondit contre les murs, je retrouverai mon insatiable appétit de vivre, celui-là que j’endormissais, maintenant je vais devenir circulaire, boucle infâme et non bouclée, huit suspendu à mes yeux écarquillés, maintenant je vais voir crus les humains, crues les journées, blâfards les visages dans l’étal des boucheries, maintenant l’animal se perche sur mon épaule et me murmure des couplets de blasphèmes, déforme des majuscules et me susurre que le monde pourrait ne plus être si rond, que le poids sur mes épaules pourrait être léger comme un nuage, les nuages et les traînées transparentes que laissent les êtres dans mes coquilles éteintes par temps de beau soleil.

J’ai soif, je bois du jus d’oranges, j’essaye d’imaginer la pression exercée sur elles, je m’étourdis de contemplations sans nom, j’essaye de donner un nom à chacune de celles qui me traversent le gosier, histoire de m’attacher. J’essaye de nommer les choses, mais toujours cette animal cuit et bondissant, aux cernes blancs qui me hurle. Je crois qu’il me hurle moi.

Corps.
Chaque individu vient au monde dans un mouvement qui le « jette » au monde. De façon tout à fait aberrante, Ignatus Bêlard n’avait jamais glissé sur quoi que ce soit, et même en ce premier instant duquel rien ne fut décidé, son être tout entier refusait le bouleversement, l’entrelac naissant, le choc de la lumière, la perforation des poumons, la palpation d’autres corps. Ignatus boursouflé, rouge comme une civière restait accroché aux limbes de sa mère, on dût l’extirper de ce merdier grâce à un pied de biche, on le finit à coups de pieds. L’ « étant » est notre modalité de présence au monde, ce que nous sommes dans le monde, la somme du vécu et du présent, une ligne infinie, l’étant est notre présence au monde, soit une somme d’incohérences, d’aberrations, de prises de risques, d’aléas, de ruptures, de cavalcades, c’est ce parcours aléatoire qui enrichit l’être, l’essence, qui le fait mouvoir. Ignatus vivait pétrifié. Il s’accrochait à sa seule essence comme un réservoir inaltérable, inépuisable, il glorifiait l’essence, il en avait sectionné tous ses sens. (Albinoni – Adagio in G minor).
On voit donc combien l’ « être-jeté » d’Ignatus était altéré d’énormes contusions, dûes à un pied de biche, et combien son « étant » souffrait d’une catatonique immobilité.

C’est à partir de cette première dimension du Dasein, être-jeté et étant, que se développe l’existence, une sorte de mouvement vers l’autre et le monde, mouvement qu’Ignatus contemplait avec une suspicion mal rasée, qu’il calfeutrait à coups de karschers de Fluocaril, qu’il épongeait à grands coups de sourires, des sourires entre lesquels on voyait pointer parfois un petit bout d’endive ou d’épinard, lesquels étaient promptement assassinés d’un coup de cure-dents à la nuit tombée et voici le seul jeté au monde qu’ait connu Ignatus, sa salive, épaisse et crémeuse dans le siphon de son lavabo rutilant, ses postillons qu’il crachait à la face du monde dans des restaurants où l’on pêchait morues et maquereaux à longueur de courbettes, il se prenait des coups dans la mâchoire, à force de buter contre les sempiternels mêmes murs.

Interlude.
Je songe que j’ai eu besoin d’un animal familier pour supporter ces murs. Un animal qui efface tout, qui griffe les prunelles rend aveugle, qui perce les tympans, un animal qui efface la peur. Qui fait supporter l’envie de vivre. Au fond c’est cela. Ce n’est pas une envie de mourir. C’est cet effroyable gouffre entre une envie de vivre éclatante, auquel rien n’arrive à la cheville, surtout pas une existence, chétive, courte et déplumée comme un oisillon rampant.

Corps.
Ignatus n’avait même pas la volonté d’une mouche sur une merde.


[Estragon triplex de mes fesses.]

Roads to paradise.
(motel tv broken - Ahosera says fuck** tv)
"Encore une fois - que dis-je: la millième,
A traquer les incendies -
Immobile, les bras en croix,
C'est toute la forêt qui prend feu,
Autour de moi, pas un arbre,
Non - pas un - ne résistera.
Possédé par la fièvre et le mal du pays,
Août a les steppes dans les recoins
Du cerveau - une nappe, un rideau.
Il suffit de si peu pour le faire voyager.
Ici-bas, le monde n'a pas le pied marin:
Droite-gauche, barbouillé,
L'horizon qui fout le camp.
Août calcine l'adolescence
Et ne veut plus en entendre parler.
Août a très envie de se marrer,
Hypercritique, cynisme, perversité
Et absence de pitié. Août se sent carnivore,
Croqueur de pommes et croqueur d'hommes.
Or août sera septembre, sera octobre,
Sera novembre - jusqu'à la crevaison.
(D'ici-là, ne comptez sur aucun répit)."

(écrit dans la chambre du motel...)

Je vois - mais mon étonnement reste entier.
Pour les mails: ahosera@motel-nowhere.com
(Ahosera en duplex)
de nouvelles vibrations (va comprendre)
(Nikola prétexte)
Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
(Ahosera perplexe)
20.8.05
ouais seul le fait de Se de chemin n'est de la CE de vrai sur le toi de _______ de qui crier de la CE de pas besoin de le dans les nécessaires c'est d'obscurité et d'inutilement de fredonnées d'eternellement de DES de paroles de les de religion de nouvelle de La, ou précis d'epoque re-loques de desenchantées de cette de les tout un vrai de pas de lassitudes d'en de basculé? Laissez-moi passer au-dessus de votre espoir mort de corps de vous voir bientôt quand je saurai? M'entendez-vous? Vous inquiétez-vous? M'entendez-vous? Vous inquiétez-vous? le à tous 17h de fureur de cette de pleurer du à 16h de devoilés de banalement d'intimes de mysteres de les du à 15h d'astronaute du à 14h de multicolores de liquides de les de pair d'achevé de precocement de _______ et le quoi De de folle épopée du n'importe de La de dans d'enfin de s'extraire rien désormais le besoin De de pas de _______ important n'est de n'a de sens je des mais simples superbes de croire de pas de veux de tu de que de la CE de que de pas de ressentiras de Ne de tu d'entendre de veux de Ne de tu de que de la CE de dis de Ne de te de je de silicium de lendemain de sans d'etre de peut de la saveur du danger d'avec de manqué d'acte du fut un de la CE de qu'ephemeres de pauvres d'aussi de sensations d'en de évaporé de l'immediat de surfaces sur le toi de La de le de nouvelle de religion de les c'est de paroles d'induites d'en de horreur de pair de La de séductions distinctifs crier de touche oh que le Ne de je de silicium continuent... vrai de pas? Ne croyez pas à l'amour ne croient pas à la haine ne croient pas au n'importe quoi que vous ne pouvez pas casser et gaspiller et apprivoiser le contre-astre sous des suis un de je de lune de _______ autour de minuit l'auspice de la pleine De + d'etre d'entouré meme de gens de bis de paralleles d'aussi de décalés de que de fais vivant de je et carrement semblant de divague de je des vers 5h de decombres de les de dans de surnage de je des vers 3h perdu et seul fait de Se de qui de que l'abandon du chemin de sens de Ne de je des vers 7h dans l'idéalement foncé De impardonnable je que finissent de Ne de qui de d'histoires de peu de pas de justement de histoire d'effacer le vecu de relever bien le général d'en. pas tous de j'ai d'ou d'ensemble de lemmings de monde de leur de dans d'ha necessaire de conspiration que de La des vois se renversent de fonctionner de correctement de donc tu, sur le moi, le fait de pas besoin de cris de Se de chemin n'est de la CE de voiture de vrai de qui de la CE tout le shot(s) d'en dans (jamais parole) pour toujours le _______ foncé et seul ne peut pas croire que vous faux il tout vous vous avez fait gaspiller ne croyez pas à la foi quelque chose de crainte le _______ ouais
(20/08/05 > 09/09/05)

isis > will dissolve
john foxx & harold budd > adult
philip glass > organic
eluvium > taken
nine inch nails > something i can never have
sonic youth > shadow of a doubt
fennesz > transit
susumu yokota > tobiume
autechre > vletrmx21
hrsta > swallow's tail
ulver > the future sound of music
13.8.05
Exosmose (you've freed my breath)

après la subduction
ça ne revient vraiment - jamais
mais on pourrait toujours écrire

sur la brèche

ne plus dormir
(juste écrire)
jusqu'à dire
jusqu'au sang
ce qui ne nous résout pas
ce qui ne nous résoudra - jamais
tof :: ahosera (stan t. remix)
12.8.05
Yeah - he's back (everything will be ok now).

"Try again (or not)

Ce qui la surprenait au delà du fumet puant du monde, c'était la capacité des êtres à nier jusque dans l'horreur, jusque dans l'abîme. D'une certaine manière l'espoir s'étendait dans un champs des possibles puisqu'on avait nié jusqu'au bord du vide, on avait nié tout notre soûl et on avait parfumé nos souffles à l'haleine des crevasses. Pourtant les corps bougeaient encore dans l'air stagnant pour dire qu'il restait à faire des choix c'est à dire à survivre, se débattre et crever, debout de préférence, rire comme on est grave avec la même stridence. Oui elle l'avait lu hier, si la loi était de s'ignorer pour sauver ses organes alors il fallait s'imposer chaque instant comme un intrus."

Summertime

jboub dit :
toute la partie haute de son corps est enserrée dans une énorme couette jaune boursouflée
jboub dit :
on ne voit même pas sa tête
jboub dit :
voilà le spectacle
schpountz dit :
c'est horrible
machin truc dit :
mais tu l'aimes
machin truc dit :
tu passes outre
machin truc dit :
tu trouves ça touchant
jboub dit :
deux maigres jambes (qui paraissent maigres) dépassant d'une énorme boule jaune.
machin truc dit :
trognon
schpountz dit :
mais dis ?
machin truc dit :
mmmm
schpountz dit :
respire-t-il encore ?
jboub dit :
peut-être qu'il est mort. MERDE.
machin truc dit :
pauvre oeuf éclaté
schpountz dit :
ben oui merde
schpountz dit :
c'est malin
Bottomless

inutile de préciser
que ton incomplétude
est mon vide
jarvis dit :
mais la vraie gaité, c'est quand on se voit, non ?
headless dit :
ah oui
headless dit :
mais on devrait aussi l'écrire
headless dit :
pour donner du beau
headless dit :
offrir
headless dit :
crier la beauté
jarvis dit :
peut-être que la gaieté, c'est la poésie
headless dit :
la suinter par tous les pores - une fois l'horreur la laideur la monstruosité la haine - crachées aussi
jarvis dit :
même si les mots nous écorchent, on les dit de telle sorte qu'on essaie de jouer avec la langue - enfin je ne sais pas
8.8.05
7.8.05
SPAM :: paradigme artificiel, le retour.
4.8.05
sept fois le courant
sur la langue en jus
faire tourner

écrire: l'océan à repeupler -
dans mes rêves d'enfant -
je m'y vois nageant
sous l'eau la brasse en apnée

les impossibles
vont prendre sens
sur nos langues
la salive lumineuse
des fous à lier
des vies à contre-courant

peut-être même -
à contre-vie

nos attitudes désincarnées dans des tunnels de miroirs
on y crève littéralement de faim
[leanings]

pour Angie

« [...] Je ne mange que des pâtes, mais la seule pâte qu'il me reste, c'est celle de mon dentifrice. Tout comme les pâtes, la marque du dentifrice fait toute la différence. Rien qu'avec le nom, on peut savoir à quelle saveur s'attendre, la qualité de l'expérience. Pourtant c'est une affaire de perception, toutes les pâtes ont le même goût, peut-être pas la même texture. À moins d'être un gourmet, ou italien, toutes les pâtes se valent quand il s'agit de faire un bloc dans l'estomac, c'est noétique. Quoi qu'il en soit, n'ayant plus d'argent, tout ce que je peux faire, c'est manger du dentifrice. Il y a plusieurs recettes qui fonctionnnent : le faire revenir dans une poêle, en bain-marie ou tout cru sur du pain azyme. Ce soir, je me sens d'humeur gourmande, alors je le fais mariner avec un reste d'oignons et je le déguste en regardant la ville s'allumer.»

David Calvo, Acide Organique
3.8.05
Instant requiem [alternate take]


hey you, my proto-dreamy girl

will you come with me

for one more trip

to invidation

cause this is where we live

from now on

i know you used to fear the Zohair

like he used to feed your dreams

with his glittering disgusting shell

but look this is only a ladybird

slowly dying on the wall

the sun is definitely too low

as the tears in our eyes are corrupted lenses

in here it is a cemetery i maintain

hey, my proto-dreamy girl

i can tell you how come the stars

*

while you were gone, my proto-dreamy girl

he devoured me greedily

cause she were not dead

a miracle for sure - the ladybird

and as i was staring at her

dreading that from the chitinous glints

arise his desolate face

she suddenly started to travel all over

the blank sky of my captivity

do you know that every single night

under his aegis she was moving

stealthily in my back to inoculate me

the painfeeling he had concocted

with love - i can hear him laughing out loud

*

she were not dead that little ladybird

and for days, months, weeks,

i was roaming, walking in shit

dissolving in evanescent effervescence

whose bubbloïds bubbles burst with pops of void

two days ago she fell down from her shelter

on the ceiling - damned !

another little ladybird

dead, reborn and redead

the dull knock of her chitin

the brow against the cold windowpane

the windowpane against my cold brow

he triumphs, he is Satan

but he will never be able

to snatch my dreams from me

*

and anguish sums up the past

entrails crumple, squeezing up

ebb of the poet into the limbs

again, one moment, sliding the blade

*

my mauve and proto-dreamy love

to drown torments of Thermidor

to soothe the red flame in my flesh

i drink to the triumphant Zohair

*

there was nothing in that glass

just another artifact made to last

on the silk you are wrapped in

the world of your perfumed skin
2.8.05
je suis cariatide et je me mords les nerfs
trop de poids tout ce poids
et l'on ne s'en plaint pas
les gendarmes grignotent ma chair
signent sillons comme sur les troncs
des arbres on ne voit plus le ciel
d'en bas - cloués avec tout ce qu'on a de christique
au fond de la gorge je mâche des feuilles
du papier je mâche des gommes le bois
des crayons je mâche les punaises je m'écorche
je cherche un regard un seul un regard un seul
je m'écorche le regard je m'écorche je cherche
et les feuilles bruissent je n'entends plus cogner
les poings contre ma porte que tournent
les horizons et mes poignets circulaires
que tourne ton maëlstrom
à l'étroitesse de ma poitrine il nous faut respirer
03/04
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07/05
08/05
09/05
10/05
11/05
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