INVIDATION v2 : http://iinviidatiion.blogspot.com
shut
jetlag
soulass
drosera
00?
non plus
7away
caphar
lost
sim
cane
h5n1
-10°C
abime
dust
ether
truie
cams
drone

Last lights, last words.

27.2.06
n. dit :
je n'ai qu'un but dans la vie, c'est de me faire cuire un oeuf
26.2.06
En été on a pris des fruits entre nos gencives, mal tranchés. Nos fluides dans un ciel carnivore, Paris tétait des steak hachés j’ignorais si ma salive continuerait. On a eu les langues boitillantes quand il s’est arrêté il a bégayé quelques instants puis on est devenus une seconde quand lui est devenu quelques heures.

En été j’ai pris sa salive dans sa bouche à pleines mains des gorgées de cheveux.

En été on a pris des fruits entre nos langues irrigué l’évanescence on avait des costumes de prêtres et des figures de cire l’été coulait sur nos tempes grises on se mâchait mutuellement j’avais les doigts crampes, plantés dans sa chair on s’asseyait dans les ronds du soleil on souriait béatement.

En été suicide bénéfique comme une crampe juteuse elles tournoient dans le bocal on tourne on tourne on rigole en regardant le liquide s’évaporer et les petites trainées rouges dans le vert. Consciemment on s’irrigue l’ennui. En été Paris tétait des trépassés à mal dans les ruelles givrées j’ignorais si ma salive continuerait il a bégayé quelques instants puis il est revenu. En été j’étais crampe je béais. On se dissolvait dans les ronds du soleil.

En été nous étions l’ombre des statues en continu sur les quais du clonage. Une complète et asservie certitude que rien ne complèterait nos chaussures. En été, quand même des ombres de mains voletant sur les murs, et des bruits de pas piétinant ta peau comme des rires tandis que l’effroi te gagnait la sourde oreille. Nous n’avons pas eu de repos, de calme, tout s’est enchaîné distraitement un vacarme. J’ai l’œil saxophone quand j’appuie mon doigt sur tes plaies.

22 :43 je ne sais plus maintenant si je pardonnerai. Tu ne mets le feu qu’à tes arrières.

En été une Joconde placide dans un placenta de pierre, la Seine tubulait en bas, on regardait l’avenir dans les ronds froids de plastique on s’inoculait des vertiges dans le macadam étroit. On grinçait on chuchotait tout bas look what you done for me.

En juillet il y a un match de foot sur la place du Châtelet. Un arc-en-ciel à cinq heures. J’achète à manger avec le peu d’argent qui me reste. Je le nourris.

En été on continuait risibles nos ombres qui ne connaissaient du soleil que sa chute, quand les immeubles tombaient à plat sur les briques et que septembre sonnait. Paris vergéturait ses salopes, nos triques trinquaient à l’ouest des Cabernet mal éteints. Tu disais des poèmes et moi je crachais ma plèvre. Les quais des garçons nous couraient après nous jetaient des pierres pour des clopes une fille chantait dans la nuit. En été je croyais dormir bien, pour toute une année, light my fire. Le vacarme dans nos voûtes le rire planté dans nos gencives. Le sang gicle je mords une lèvre crache des dents tu tires mes cheveux et bientôt ton front devient la barre du lit et tu crèves de bleus de cernes et de coliques intérieures quand tu te lèves tu es l’ombre de ton chien et moi je me maintiens en surface cardiaque lendemain, la paume froissée et la caricature affamée.

En été dans le Louvre on jouait avec des poussières on poussait des caramels par la fenêtre on vaurien s’éteint la Joconde blasphémait Goya Y Lucientes Watteau Véronèse je placenta mon cri cardiaque et le mis sous plastique en poussant les verrous tu t’échardais un clou juste sous la paupière mobile je me juxtaposais à ton front on commençait à soupirer tout bas.

Je le nourrissais dans la foule. Un écran plat. Paris blêmissait. Elle blêmissait.
25.2.06
Souffle. J'entends ton. Souffle fort. Souffle encore. Et regarde le spectre blanc s'eloigner ce feu de glace constance enlace sans face vivante car. Je _______ suis _______ expiration. Piece composante absente tonalité. Cherche. Ecriture que tout cela ne peut parler, que je me de des je des ans en ames errantes les doigts s'entrainent à parcourir. Photocopie. La vie des autres la vie des autres mais voyons l' a v i s d e s a u t r e s tu sais, qu'est ce qu'on s'en fout fumées en quetes implosent exposent ce que nous sommes aussi _______ expiration _______ et le relief du monde enseveli sous les hauteurs et les montagnes abruptes. Mon sens s'est égaré _______ La lumiere noire qui t'éclaire guide la planete elle m'éblouit. Je m'en soucie parfois j'oublie de quoi je me mele la destinée c'est une journée et ton chemin. Ne suit qu'en vain. Et moi tes yeux je suis en pleine _______ expiration _______ En échange contre un va tout une piece manquante en ton rouage la composante aléatoire, celle qui n'est + qu'ombrages. Rage. Une bougie de chair en coeur étroit il ne résonne. Alors il est temps. Souffle. Souffle fort je l'entends si fort en moi souffle encore enfer fané ce feu glacé une trace en fuite qui ne menace, transe cadence car tu le sais enfin la vie des autres mais d'une force. On s'en balance. Alors souffle. Vas y, j'entends. Souffle. Encore. Et cherche le spectre blanc s'eloigner constance s'en lasse. Maintenant. Sans laisser de traces. En une simple douce _______ expiration.
15.2.06
trauma ternaire abolition (pour suivre)
.
.
.
Pendant troué ses lèvres abolition
d’une succion s’emplirent poumons
d’acides révolutions l’amère étreinte
de cravates gorgées d’singes claquant
écarlates aux cieux craquant
des mâchoires boutonnées
de vices superstitions
les matins idiots qui crachent leurs semelles
les clochards sous attelles les parfums intestins
Pendant troué au dessus de ses pieds
carnage d’un souffle éteint
dernière goulée d’absinthe
pour l’immolée absence
/un crachin violet jaillit de ses lèvres/
emplit la plaie
du ciel au plafond
à sa taie au limon
de ses os glaçons
le cortex citron
d’une âme trouille
bec d’ogre
ventilation murée
d’orge sec
pépins calcinés
dans le cortex
s’entrechoquent
s’entredévorent
pendant troué
un siège apprivoisé
souliers vociférants
main accidentée
noeud coulissant
la souffrance ventriloque
dans les murs les plinthes
les papiers les carambars
le whisky pluie
les mèches mouillées
le soir il est tard
dehors la crème
de la crème
des portes cadenassées
verrous oculaires
oeillères papiers glacés
les souliers usagers
verres vidés de racines
l’humain planté peuplier
dans l’ombre des affamés
pendant troué au dessus du carrelage
l’haleine encombrée d’une hésitation
le phonème glacé la conjonction crevasse
diagnostic :
- machine à café salie
- une tasse, une fourchette dans l’évier, des pourritures de pâtes blanches
- croustade d’idiotie
- charcuterie d’ennui
- des pastels dans mon violon la furie de leurs étrons
- il stoppe lève le singe au ciel un plafond une goutte de sel
la marée vagissante à ses pieds tournoyante le ressac miroitant le –
Oublier la façon tuer la contrefaçon
Oublier la manière l’outil le plumage
De la vie un ravage
un coutelas rugissant
adjectifs ménopausés des qualifications érudites
à cran les bassines de bourrelets de –
il oublie la manière le pourquoi la justification
les mirages de l’instruction la fièvre trauma ternaire abolition
le courage lever le pied le tabouret vacillant
la vie ailleurs
la vie ailleurs
la marée à ses pieds le ressac le – adjectifs ménopausés
des tabourets vacillants sous tes pieds qui te tuent
les mirages qui te nouent
les cordes qui t’appellent
vers des plafonds trop bas
le niveau de la mer
et ta respiration hoquetante
dans les profondeurs de ton anonymat.

Un violoncelle passe entre deux anges séniles
Rendez-vous demain tu craches dans la glace
le flou de ton écran
rendez-vous demain tu invectives ton charnier
supplies ton indolence
rendez-vous demain
que les os craquent encore
que la main saisisse
que la joue se plisse
une roseur sous un oeil un nuage un bleu
des cheveux quelque-chose
rendez-vous demain
demain matin lézard
gris cendre sur les murs
le fronton des usines poussiéreuses
demain matin blizzard
les espoirs ternis
mais rendez-vous demain
que le torse exulte
que la déchirure aboie
que des mains se nouent
cordes de sel
mutation
transpiration
de la cervelle
sous enthropie
dérivative
emprunter
des caramels à mon dentier des sentiers de marelles des caravelles de –
la cervelle craquèle
bruits humides, gelée framboise, gargouillis stériles
mais rendez-vous demain
que des mains s’amoncellent sous la poitrine
que des corps se chevauchent dans le plexus
que des dents bruissent sous tes joues aspirines
rendez-vous demain
la corde au ciel au plafond des conneries
le tabouret qui te tuent toutes leurs conneries
peuplier en chaussettes sans racines dans baskets sous acides
rendez-vous demain
que la cervelle tienne qu’elle se délasse, qu’elle te délaisse
qu’elle s’amourache de la cafetière de l’évier d’un ciel d’un poisson
le poison éviscéré
le soleil tremblant
dans un fleuve une colline
quelque-chose qui renonce à lui-même
l’éternité qui sommeille dans ta cervelle
défait le noeud
détruit le siège
bousille l’ampoule
les pâtes pourries
défonce la porte
chemine tranquille
l’éternité descend les escaliers
l’éternité chemine tranquille
le souffle d’un petit vent frais
les milliards de souffles
le tien
un café une terrasse
quelque-chose
un rayon
quelque-chose qui renonce à lui-même
la lumière crue
les visages maussades ou éclatants
les sons fragmentés
les gouttes qui tombent de leurs bouches
les octaves endiamantés
leurs gammes endimanchées
le soleil
le parc au loin
un café merci
quelque-chose.
14.2.06
trauma ternaire abolition (pour voir)

le jour suivant
réfléchi comme un carrelage
glissant, il voulut
résilier cet au revoir
dont acte cependant
il dut souscrire
à l'abandon
l'irrémédiable solution

il avait l'arrière de la tête qui béait
s'en déversaient dans la plus totale indolence
gluants organes sanguinolents
10.2.06


/


Malfunction

"le monde pragmatique
sans accoustique
société électronique
bloc despotique"

9.2.06
Même heure, même endroit.
Qu'importe si les doigts t'en tombe, mon chéri.
Qu'importe.
La suite ne sera qu'illusion.
L'un dans l'autre, on s'en fout pas mal, non?

Non?


Bon.


Bion.
5.2.06
Qui avais-je été pour ne pas voir la dignité de celui qui s'efface devant l'évidence ?
... et maintenant je traîne cette envie qui ne sera jamais satisfaite
comme un creux.

03/04
04/04
05/04
06/04
07/04
08/04
09/04
10/04
11/04
12/04
01/05
02/05
03/05
04/05
05/05
06/05
07/05
08/05
09/05
10/05
11/05
12/05
01/06
02/06
03/06
04/06
05/06
06/06
Powered by Blogger